L'histoire dans nos écoles
#1
Posté 14/03/2012 - 09:16
Je suis tombé sur un article il y a quelques jours, parlant des programmes scolaires d'histoire dans nos écoles.
J'ai pu constater que au collège les Clovis, Napoléon, Saint Louis, François I er, ou encore Henri IV et Louis XIV, ne sont plus enseignés au profit de programme type extra-européen comme l'empire du Mali ou encore la Chine des Hans et j'en passe..
De plus au lycée, une réforme datant de 2011 promulguant le fait que l'histoire ne soit enseignés qu'en OPTION pour les terminales S.
Ces diverses réformes pour lutter contre "la portée supposée intégratrice de nos héros".
C'est pour moi une aberration, que d'enlever le peu de culture qu'il nous reste dans nos écoles sur l'histoire de notre pays, ceci n'étant pas un discours intégriste mais plutôt alarmant.
J'attends vos réponse avec impatience, merci.
#2
Posté 14/03/2012 - 09:46
Pour certains libÉraux, l'État a un rôle à jouer dans l'Éducation, en permettant aux personnes issues des milieux les moins favorisÉs d'accÉder à un niveau d'instruction qui dÉpend plus d'eux-mêmes que des ressources de leur famille. Cependant, et contrairement à la pratique rÉpandue, cette participation de l'État ne se ferait pas par l'existence et le maintien d'Établissements scolaires publics mais par une distribution de moyens directement auprès des personnes concernÉes - par exemple sous forme de chèque Éducation, acceptÉs par certains Établissements privÉs.
Pour les libertariens, il est injuste de forcer une personne, via l'impôt, à financer l'Éducation d'autrui. L'enseignement est donc un service comme les autres, que des individus ou des entreprises vendent à des clients. S'il Était appliquÉ, ce modèle aurait de nombreux avantages sur le plan de la qualitÉ de l'enseignement. Outre les bÉnÉfices tirÉs de la concurrence entre Établissements scolaires et Écoles de pÉdagogie, la dÉlivrance des principaux diplômes ne serait plus un monopole, ce qui permettrait de valoriser de manière optimale les acquis des Étudiants.
A LIRE : http://www.wikiberal.../wiki/Éducation
Liberty-Finder, the libertarian search engine: http://liberty-finder.com
#3
Posté 14/03/2012 - 10:08
C'est pour moi une aberration, que d'enlever le peu de culture qu'il nous reste dans nos écoles sur l'histoire de notre pays, ceci n'étant pas un discours intégriste mais plutôt alarmant.
La culture est affaire personnelle. Le rôle de l'école est avant tout d'apporter une base puis des outils et des méthodes d'apprentissage. C'est mon point de vue.
Cependant, d'un point de vue plus général, dans les deux cas, l'Etat n'a pas a s'en mêler.
Friedrich Hayek.
http://servitude.free.fr/
http://www.glivet.com/legli la meilleure boutique du monde. Bons de réduc monstrueux pour les liborgiens. les teeshirts GLI, les tshirts de Stars!
#4
Posté 14/03/2012 - 10:38
La page des programmes : http://www.education...ne0817481a.html
hyperboree-apollon.blogspot.com/
#5
Posté 14/03/2012 - 10:54
#6
Posté 14/03/2012 - 10:57
De plus au lycée, une réforme datant de 2011 promulguant le fait que l'histoire ne soit enseignés qu'en OPTION pour les terminales S.
Ah voilà enfin une bonne réforme. Quand je pense qu'en terminale on essayait de nous fourrer dans le crâne que faire de l'impérialisme à coup de char d'assaut à l'est ou de dollars à l'ouest c'était kifkif. Et que quand on osait écrire le contraire dans un devoir on se prenait une tôle (j'avais fait l'essai, à 2 semaines d'intervalle, de critiquer ou d'appuyer cette affirmation. 4 d'abord, et 17 ensuite). Je me mords les doigts d'avoir continué à assister aux cours après cet épisode.
Idem pour la philo et le français, où on se fait endoctriner par des fanatiques de Rousseau. Je me serais bien passé de ces "enseignements" qui non seulement sont biaisés mais ont tendance à démolir l'esprit critique (cf. le bac oral de français où on demande d'apprendre par coeur et de répéter bien docilement "l'analyse" du prof) au lieu de le favoriser.
C'est pour moi une aberration, que d'enlever le peu de culture qu'il nous reste dans nos écoles sur l'histoire de notre pays, ceci n'étant pas un discours intégriste mais plutôt alarmant.
Non, c'est normal. La culture ça ne s'apprend pas, ça se découvre. Ce n'est pas en avalant une bouille préformatée qu'on devient cultivé.
La culture est affaire personnelle. Le rôle de l'école est avant tout d'apporter une base puis des outils et des méthodes d'apprentissage. C'est mon point de vue.
Cependant, d'un point de vue plus général, dans les deux cas, l'Etat n'a pas a s'en mêler.
Voilà
#7
Posté 14/03/2012 - 11:00
+1, ce sont les programmes de géo et d'éducation civique qui sont le plus amusant.Mon dieu, c'est encore pire que chez nous. Le programme de géo…
hyperboree-apollon.blogspot.com/
#8
Posté 14/03/2012 - 11:41
#9
Posté 14/03/2012 - 13:20
J'ai eu la chance d'avoir d'excellent profs d'Histoire en terminale mais j'approuve quand même cette réforme, dans ma classe de S on devait être 4 à s'intéresser au cours, alors les laïus de Bayrou et de la gauche sur "l'anéantissement de la conscience nationale" et de "l'oubli du passé" me donnent la nausée…
Tout à fait. L'histoire est interessante mais elle se découvre et elle se comprend au fil de la vie par la curiosité et non pas dans des cours programmatiques où on enseigne une vérité unique. De plus vu que l'histoire est aujourd'hui institutionalisé cela devient affligeant.
"Laissez le gouvernement percevoir des impôts et répandre des grâces ; mais, pour Dieu, ne l'engagez point à se mêler de nos affaires. Souffrez, s'il ne peut nous oublier, qu'il pense à nous le moins possible. Ses intentions à notre égard sont sans doute les meilleures du monde, ses vues toujours parfaitement sages, et surtout désintéressées ; mais, par une fatalité qui ne se dément jamais, tout ce qu'il encourage languit, tout ce qu'il dirige va mal, tout ce qu'il conserve périt, hors les maisons de jeu et de débauche. L'Opéra, peut-être, aurait peine à se passer du gouvernement ; mais nous, nous ne sommes pas brouillés avec le public. Laboureurs, artisans, nous ne l'ennuyons pas, même en chantant ; à qui travaille, il ne faut que la liberté." Paul-Louis Courier
#10
Posté 14/03/2012 - 15:02
Exemple quant à l'étude de la mondialisation : trololol les méchants capitalistes occidentaux oppriment les pays en phase de développement (à noter que l'on ne peut plus employer le terme de pays sous-développés, jugé trop péjoratif). Voilà en résumé ce que notre prof de terminale nous à conseillé de sortir dans nos copies si le sujet tombait au bac.
Bref, on peut appliquer ces critiques au reste des sciences molles enseignées en France.
#11
Posté 14/03/2012 - 16:01
Il est vrai que les théories que vous proposez sur l'éducation sont très intéressantes, en y réfléchissant le fait que l'éducation appartienne à la sphère privée à de quoi charmer, mais je doute que ça soit conseillé pour l'intellectualité de la France.
Je ne parle pas de milieu défavorisés que l'Etat va favoriser à coup de milliards pour des résultats minimes, mais je parle des milieux moyens qui doivent avoir accès à l'éducation sinon selon moi on remet en cause la méritocratie voir la mobilité sociale et j'ai bien peur que ça soit la résultante d'un abrutissement générale.
En ce qui concerne ta remarque G7H+, j'approuve totalement qu'il est injustes de faire payer l'éducation d'autrui mais comment faire ? Proposer une gratuité d'enseignement non obligatoire ? ( histoire de faire un épurage et d'avoir un enseignement de qualité ).
Sincérement vos théories m'ont fait douter mais je ne suis pas pour une libéralisation totale de l'enseignement, même si l'Etat devrait y être moins présent, mais ne voyez pas dans mes mots un quelconque discours trop socialiste ni trop influencé.
Je prône comme vous le libéralisme mais à différentes échelles peut-être.
merci
#12
Posté 14/03/2012 - 16:48
#13
Posté 14/03/2012 - 16:56
Dans une autre vie (où j'ai passé le bac en 1988), je peux te confirmer que la plupart de mes profs étaient marxistes, mais tu as raison, pas bolcho.J'sais pas comment vous avez pu avoir des profs d'histoire bolcho,
Rien qu'en 1ère, on a étudié la différence entre la RFA et la RDA, et que le prof, des trémolos dans la voix, expliquait que sur de nombreux points l'avantage allait vers les teutons de l'Est.
1988, je vous dis… J'ai failli aller saluer mon ancien prof à la chute du mur…
#14
Posté 14/03/2012 - 17:29
Jusqu'à il n'y a pas très longtemps je n'aurais pas été d'accord et l'appauvrissement programmé des programmes (comme pour l'Histoire en S) me chagrinait. Maintenant, je dois admettre, même si c'est malheureux, que la culture acquise au collège et au lycée est souvent plus un frein qu'autre chose dans toutes les matières qui peuvent être idéologisées.Comme vous le décrivez très bien, le problème avec l'apprentissage de l'Histoire au cours de la scolarité (surtout au Lycée) est son côté doctrinaire et biaisé. On ne laisse pas la place à l'esprit critique de l'élève, qui est supposé apprendre et recracher par coeur les pseudos analyses de profs syndiqués.
Exemple quant à l'étude de la mondialisation : trololol les méchants capitalistes occidentaux oppriment les pays en phase de développement (à noter que l'on ne peut plus employer le terme de pays sous-développés, jugé trop péjoratif). Voilà en résumé ce que notre prof de terminale nous à conseillé de sortir dans nos copies si le sujet tombait au bac.
Bref, on peut appliquer ces critiques au reste des sciences molles enseignées en France.
Peut-être qu'il vaudrait mieux, effectivement, se recentrer sur la science "dure", le Français et les langues étrangères et laisser aux élèves la chance soit de se renseigner par eux-mêmes, soit au moins de commencer à étudier ces sujets dans le supérieur sans s'être fait pourrir la tête au préalable.
We'll stand, we'll never run, stay until it's done
Though our friends may fall, and our world be blown apart
We'll strike with all our might, We'll fight for what is right
till the end…
#15
Posté 14/03/2012 - 17:32
Exemple quant à l'étude de la mondialisation : trololol les méchants capitalistes occidentaux oppriment les pays en phase de développement (à noter que l'on ne peut plus employer le terme de pays sous-développés, jugé trop péjoratif). Voilà en résumé ce que notre prof de terminale nous à conseillé de sortir dans nos copies si le sujet tombait au bac.
+1. Je me souviens que quand j'ai passé le bac, le sujet était la mondialisation, et j'avais eu l'outrecuidance de dire que la mondialisation c'était bien même pour les pays pauvres etc…Et je suis presque sûr d'avoir été sanctionné à cause de cet écart à la pensée unique.
Il est vrai que les théories que vous proposez sur l'éducation sont très intéressantes, en y réfléchissant le fait que l'éducation appartienne à la sphère privée à de quoi charmer, mais je doute que ça soit conseillé pour l'intellectualité de la France.
Je ne parle pas de milieu défavorisés que l'Etat va favoriser à coup de milliards pour des résultats minimes, mais je parle des milieux moyens qui doivent avoir accès à l'éducation sinon selon moi on remet en cause la méritocratie voir la mobilité sociale et j'ai bien peur que ça soit la résultante d'un abrutissement générale.
En ce qui concerne ta remarque G7H+, j'approuve totalement qu'il est injustes de faire payer l'éducation d'autrui mais comment faire ? Proposer une gratuité d'enseignement non obligatoire ? ( histoire de faire un épurage et d'avoir un enseignement de qualité ).
Sincérement vos théories m'ont fait douter mais je ne suis pas pour une libéralisation totale de l'enseignement, même si l'Etat devrait y être moins présent, mais ne voyez pas dans mes mots un quelconque discours trop socialiste ni trop influencé.
Je prône comme vous le libéralisme mais à différentes échelles peut-être.
merci
Je serais presque d'accord mais tu entends quoi précisément par libéralisation totale de l'enseignement ?
#16
Posté 14/03/2012 - 18:07
Et plus encore en lisant L'histoire du monde en BD de Larry Gonick.
La seule fonction que l'Etat s'applique à remplir à merveille, c'est de se justifier. -- Pankkake
Il n'y a pas de vertu contrainte. -- Pierre Bessard
Rien n'est nécessaire qui ne soit juste. -- Frédéric Bastiat
Justice=traite autrui comme tu voudrais qu'il te traite ; Liberté=fais ce que tu veux avec ce que tu n'as pas volé ; Politique=les fins sont les moyens, et réciproquement
#17
Posté 14/03/2012 - 18:39
Je ne suis pas d'accord quand tu dit qu'il faudrait mettre plutôt l'accent sur la science "dure" et les langues en délaissant les matières "secondaires" (histoire-géo, éco…). C'est vrai qu'il y a un coté bourrage de crane et que les élèves peuvent se cultiver en dehors de l'école (fort heureusement d'ailleurs…). Mais ce genre de comportement n'est pas présent chez tout le monde et l'école peut permettre de découvrir des idéologies, des auteurs etc que l'élève approfondira lui-même si il veut.Jusqu'à il n'y a pas très longtemps je n'aurais pas été d'accord et l'appauvrissement programmé des programmes (comme pour l'Histoire en S) me chagrinait. Maintenant, je dois admettre, même si c'est malheureux, que la culture acquise au collège et au lycée est souvent plus un frein qu'autre chose dans toutes les matières qui peuvent être idéologisées.
Peut-être qu'il vaudrait mieux, effectivement, se recentrer sur la science "dure", le Français et les langues étrangères et laisser aux élèves la chance soit de se renseigner par eux-mêmes, soit au moins de commencer à étudier ces sujets dans le supérieur sans s'être fait pourrir la tête au préalable.
De plus, pour ce qui est du bourrage de crane, il est également présent dans le supérieur. Cette pensée unique (chez un prof ou dans un programme) peu pousser certains élèves à remettre en cause cette unique vision des choses, ce qui leur permet de penser par eux-même et d'apprendre à débattre. Personnellement, j'ai passé mes années collège et lycée à remettre en cause ce que disaient mes profs.
Je suis le post de Jack.
#18
Posté 14/03/2012 - 19:21
Il s'agirait plus de mettre l'accent sur les matières les moins susceptibles d'idéologisation à outrance. Et encore, ça n'éliminerait pas totalement le problème (il y en a bien qui veulent infester la biologie avec des genders studies…), mais dans l'état actuel des choses, c'est peut-être ce qui marcherait le mieux pour sauver les meubles en attendant des réformes plus radicales.Je ne suis pas d'accord quand tu dis qu'il faudrait mettre plutôt l'accent sur la science "dure" et les langues en délaissant les matières "secondaires" (histoire-géo, éco…).
Pas besoin de cours pour découvrir les idéologies socialiste et social-démocrate, ouvrir les yeux et les oreilles suffit…C'est vrai qu'il y a un coté bourrage de crâne et que les élèves peuvent se cultiver en dehors de l'école (fort heureusement d'ailleurs…). Mais ce genre de comportement n'est pas présent chez tout le monde et l'école peut permettre de découvrir des idéologies, des auteurs etc que l'élève approfondira lui-même si il veut.
Je sais bien ce que tout n'est pas parfait dans le supérieur, mais au moins les élèves y sont plus âgés et (espérons-le) un peu plus matures, ce qui fait qu'ils ont moins tendance à gober tout ce qu'on leur raconte (surtout ceux qui sortent d'une formation très rigoureuse au niveau scientifique, c'est une observation empirique).De plus, pour ce qui est du bourrage de crâne, il est également présent dans le supérieur. Cette pensée unique (chez un prof ou dans un programme) peu pousser certains élèves à remettre en cause cette unique vision des choses, ce qui leur permet de penser par eux-même et d'apprendre à débattre. Personnellement, j'ai passé mes années collège et lycée à remettre en cause ce que disaient mes profs.
Encore une fois ce n'est pas un remède miracle mais c'est mieux que rien en attendant de réhausser le niveau du bac et du brevet (ou mieux, de privatiser l'éducation).
We'll stand, we'll never run, stay until it's done
Though our friends may fall, and our world be blown apart
We'll strike with all our might, We'll fight for what is right
till the end…
#19
Posté 14/03/2012 - 19:33
ça c'est quand on est grand, et capable de réflechir par soi même, et de digérer toute sorte de texte, mais pour les tout petits, il faut de la bouillie, le temps qu'ils grandissent.La culture ça ne s'apprend pas, ça se découvre. Ce n'est pas en avalant une bouille préformatée qu'on devient cultivé.
Le débat c'est de savoir si la bouillie est bonne ou pas.
"Deus quer, o homem sonha, a obra nasce."
Mensagem. Fernando Pessoa.
#20
Posté 14/03/2012 - 21:29
ce que j'entends par libéralisation totale de l'enseignement c'est chacun est acteur et libre de l'éducation qu'il reçoit et qu'il donne, sans que l'Etat ne vienne critiquer quoique ce soit ou encore obliger l'école.
J'espère avoir été assez compréhensible sur ce point la.
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