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HHH, royalisme et anarcapie


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47 réponses à ce sujet

#21 Lucilio

Lucilio

    Barman

  • Bureau et modo
  • 32365 messages

Posté 21/10/2010 - 12:43

Mais alors comment on definit l'etat ?

Avant tout, une autorité politique.

L'ennemi a plus peur que toi.

La liberté est l'absence de désir de dominer les autres.

Ne fais rien et tout sera fait.

X


#22 neuneu2k

neuneu2k

    Bovin placide

  • Administrateur
  • 17272 messages

Posté 21/10/2010 - 12:47

Avant tout, une autorité politique.


Pour le coup, le droit à un rôle politique dans le sens ou il assure le respect des règles de la cité, et contribue a l'élaboration de celles-ci, prétendre que le droit ne fait qu'observer, appliquer et formaliser ces règles et que la justice n’est pas une autorité politique est un peu jésuitique.

Je suis d'accord par contre que ce n'est pas un etat, il doit donc manquer quelque chose a ta définition.
It strikes me too that since Modal libertarianism is lifelong adolescent rebellion against one's parents, one's neighbors, and the bourgeoisie generally, that this revolt against good manners, and its displacement into bleating about the "philosophy of tolerance," is characteristic Modal behavior. The Modal rebels against what used to be standard parental teaching about manners, and challenges such teachings with pseudo-profound blatherings about tolerance, metaphysics, and the theory of knowledge. - Murray Rothbard

J’affirme que je haïssais plus encore la jeunesse quand j’étais jeune moi-même.

The few conservatives still able to hold up one end of a Socratic dialogue are those in the ostracized libertarian wing. - Neal Stephenson

Si la confiture ne gagne pas je m'immole par le feu. Nick De Cusa

Le tiers-monde va sortir de la misère plus vite qu'on ne croit, et c'est tant mieux. Ca fera des endroits où se barrer. Jabial le Dur

La circoncision n'est une mutilation que dans l'alter-réalité des membres du culte du prépuce. Jabial le Coupé

Parfois il faut être ferme, c'est notre Seigneur qui a dit à Saint Pierre "Vade retro satanas" et non pas "kikoulol trop chou le Simon à son Jésus". Kimon

Munch lisait lib.org quand il a décidé de peindre. Saucer

There's no sense in being precise when you don't even know what you're talking about. John von Neumann

#23 Lucilio

Lucilio

    Barman

  • Bureau et modo
  • 32365 messages

Posté 21/10/2010 - 12:55

Pour le coup, le droit à un rôle politique dans le sens ou il assure le respect des règles de la cité, et contribue a l'élaboration de celles-ci, prétendre que le droit ne fait qu'observer, appliquer et formaliser ces règles et que la justice n’est pas une autorité politique est un peu jésuitique.

Jésuitique mon cul.
Un président peut t'envoyer te faire tuer pour niquer la race du pays voisin. Pas un juge.
Politique s'entend d'une autorité qui décide pour tout le monde et oblige à suivre.
Un juge ne se prononce jamais que sur un cas particulier.

L'ennemi a plus peur que toi.

La liberté est l'absence de désir de dominer les autres.

Ne fais rien et tout sera fait.

X


#24 Rincevent

Rincevent

    Encyclopédie humaine

  • Animateur
  • 27244 messages

Posté 21/10/2010 - 13:42

Jésuitique mon cul.
Un président peut t'envoyer te faire tuer pour niquer la race du pays voisin. Pas un juge.

Va dire ça à Déborah, Gédéon, Jephté et les autres. :icon_up:
Malgré une littérature aussi abondante que fervente sur la "distribution des revenus", le fait est que la plupart des revenus ne sont pas distribués, mais gagnés. (Sowell) - La politesse se doit, la confiance s'accorde, mais le respect se mérite. - The meaning of peace is the absence of opposition to socialism. (Marx) - Social is a weasel word which has acquired the power to empty the nouns it qualifies of their meaning. (Hayek) - Qui cherche dans la liberté autre chose qu'elle-même est fait pour servir. (Tocqueville) - Dans tout ce qu'on nomme les excès de la liberté, je ne reconnais que l'éducation de la servitude. (Benjamin Constant)

Le monde repose sur le savoir, le travail et la libéralité ; il se maintient par la vérité, la justice et la coopération. (Adapté de I, 2 et 18) - Que les hommes d'Etat soient calmes, car, sans cela, les hommes s'entre-dévoreraient. (Adapté de III, 2) - Celui qui dirige mal son peuple ne pourra jamais expier son crime. (Adapté de V, 21) - Le vrai héros est celui qui sait faire d'un ennemi un ami. (A de R N, 23)

Comme bien d'autres libéraux, je suis passé de "L'individualisme, c'est cool" à "Le marché libre, ça marche", puis à "L'Etat qui planifie, c'est dangereux". (Robert Bradley, Jr)

#25 Tea-Party France

Tea-Party France

    Plumitif

  • Yabon Nonosse
  • 643 messages

Posté 21/10/2010 - 15:58

J’eu aimé prendre la discutions plus tôt, mais bon je vais tenter de faire une réponse globale.

En effet Hans Hermann Hoppe n’est pas vraiment monarchiste, dans le sens où il ne soutient pas qu’une société a nécessairement besoin d’être dirigé par un roi, en revanche il n’est en soit pas contre une monarchie comme celle du St Empire Romain Germanique.



En effet sur la page des présentation des membres, Nick de Cusa disait qu’il ne voyait pas réellement de différence entre minarchie et anarcapi en raison du fait que dans une société vivant en anarcapie une élite se formerait de toute façon. Je pense qu’il faut un certain éclaircissement à ce sujet. Il ne s’agit pas de faire de la sémantique pour condamné l’Etat parce que son nom ne nous revient pas, non c’est par sa coercition qu’il est condamnable. Imaginons par exemple que demain l’Italie se désengage de Serborga, que le prince decide qu’il n’y aura pas d’impôts directs et que les seuls impôts qu’il doit y avoir son faits sur les ventes pratiqué sur la place nationale appartenant à l’Etat. Y a t’il dans ce cas une contrainte étatique ? Bien entendu non, parce que le prince possède l’Etat qui possède cette place, il est de son droit de prendre ce qui lui revient sous la forme qu’il désir pour ainsi rentabiliser les services qu’il rend au vendeur ou à l’acheteur en donnant cette place, parce qu’imaginons maintenant qu’une seconde place soi tenu non par l’Etat mais par une société que nous appellerons au hasard ‘‘Serborga Holdig’’, il est évident que cette société pourra demander un payement pour l’occupation de sa place.



Pour résumer qu’importe si une élite s’appelle Etat ou autre, ce qui compte s’est que nulle personne ou institution ne peut violer les droits individuelles (propriété comprise).

Je m’attendais à cette image de descendant de pillard, mais quand ont recherche vraiment, on se rend compte que les installations féodales fait par la force son marginales.



En France, par exemple, avant la féodalité, la forêt recouvrait le pays et c’est justement dans cette période que les zones rurales se sont développées, il serait ridicule d’affirmer que les nobles ont acquis leurs statuts d’une façon ou d’une autre, parce que la noblesse est un phénomène extrêmement hétérogène, mais globalement selon la pure logique il est évident qu’une assurance de sécurité est essentielle pour un paysan, que la possibilité de coordination offre un avantage inimaginable sur l’autarcie et qu’il est intéressant et rentable pour un paysans isolé de s’installer dans un fief.



Voilà déjà pour le coté purement raisonné, maintenant je vais parler d’un point de vue plus historique au risque de détruire certaines idées reçus. Tout d’abord au haut moyen âge il y avait énormément d’Alleu, c’est à dire de localité totalement libre, c’est à dire vivant en pure anarcapie, du moins jusqu’à Charlemagne où la création de la dîme fut imposé à tout le royaume ou plus précisément alors l’empire, (il est bon de savoir que si dîme vient de dix, elle ne fut de 10% que suite à la guerre de cent ans) mais force est de constater que les alleux sont progressivement devenu des fiefs, est ce parce qu’il ont étés ravagés par des pillards, absolument pas, sur cette époque nous avons des traces, des gens arrivent à créer un châteaux les habitants autour l’accepte devenant ainsi des vilains (paysans libres) tandis que les nouveaux arrivant deviennent des serfs comme cela c’est à peu prés toujours fait dans les régime féodales, ainsi contrairement à ce qui ce serait passait si agression il y avait eu un alleu dans la majorité des cas disparaissait souvent avec la subdivision progressive de son territoire en de nombreuses seigneuries.



Au cour du neuvième et dixième siècle nombre de revendication d’autonomie se font voir, certains échouèrent dans leurs ‘‘entreprise de protection’’ et de nombreux noble n’eurent en tout et pour tout qu’une ferme ou un moulin pour seul capital, comme l’explique magistralement Jean Meyer dans son ouvrage sur la noblesse bretonne.

Par ailleurs l’Island, terre d’émigrés nous donne l’occasion de voire l’éthique de l’établissement de la féodalité.



Pendant longtemps il n’y avait pas de barrière vraiment définit entre la noblesse et le tiers-état, c’était plutôt une sorte de considération et le port ou l’achat d’une arme ou la création d’un fief de facto, valait de jure autant qu’un ennoblissement officiel.



On me reprochera certainement de tourner autour du pot. Quand bien même, l’établissement de la noblesse se trouve justifié, les pratiques féodales n’en reste pas moins liberticide diras on. Il est peu de sujet où il est aussi difficile de parler que celui-ci, touts ce qui ce rapporte à la féodalité est de nos jours immédiatement connotés sentimentalement. Mais passons sur les sentiments et parlons des faits.



Pour tout ce qui est droit de cuissage, de prélassement ou de ravage, laissons les mythes naît du dix-huitième siècle et dont les fabliaux et critiques en général de l’époque n’ont jamais parlé, de côté afin de nous intéresser à la véritable législation de jadis.



Tout d’abord, quelles étaient les taxes, un principe général en fiscalité à cette époque ? Avant de répondre il faut savoir que la fiscalité de jadis était toujours en échange d’un service, ce qui en soit est fondamentalement différent de l’impôt véritablement imposé.

L’impôt principal était la taxe de douane, le vilain, c’est à dire le paysan libre, généralement celui qui était là dès la fondation de la seigneurie devait également faire la corvée, c’est à dire un travail pour la communauté vivant dans le fief, en moyenne un vilain fournie prés de trois jours de corvée par ans.



Il est à noter qu’un paysan se trouvant dans le périmètre de l’installation d’un fief n’est pas obliger de devenir le vilain du châtelain, mais il ne pourra bénéficier d’aucun service du fief.



Ensuite il y le serf, c’est certainement là où cela gêne pour beaucoup, même Hoppe dans un de ses textes critique le servage et le définit comme l’appartenance des hommes à un noble, mais certains de ses récents textes laisse à penser qu’il a relativisé sa vision. Enfin ceci mit à par, qu’es ce qu’un serf.



Bien souvent la définition républicaine est qu’un serf est un esclave, tout au plus on dira ; ‘‘ce n’est pas exactement la même chose mais bon’’, il ne sera dans neuf cas sur dix pas expliqué pourquoi. Un serf est dit on une personne qui n’a pas le droit de posséder un champs et qui appartient à son maître presque. Hors un serf a le droit d’avoir de l’argent, de commercer ou tout autre choses, sauf pour la terre. Le servage n’est pas héréditaire mais se fait suite à un serment fait volontairement au seigneur à au moins vingt ans, généralement les fis de serfs font serment et reste là où ils étaient étant jeunes, mais ils ont le droit de ne pas vouloir et de faire ensuite ce qui leurs plait.



Un serf n’a aucune obligation d’avoir une terre, mais s’il en veut une, le seigneur lui loue une de ses terres, ce loyer s’appelle le ‘cens’’ à de nombreux avantage sur un loyer standard (possibilité de louer sa location, assurance d’un prix fixe à vie, droit imposé au locataire de faire hériter son fis).



Voici quelques éléments importants.

#26 gdm

gdm

    Littérateur

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Posté 22/10/2010 - 06:23

Le monopole local de la justice me semble inévitable pour des raisons de sécurité juridique, q'on souhaite lui donner le nom d'état ou non.

Justement, ce qui permet une limite a sa légitimité, ce n'est pas tant le nom du système (même si les mots comptent) mais bien la présence notoire et légitime d'une portion du peuple qui rappelle a tout instant que cette légitimité ne va pas de soi, des anarcaps.

Les tribunaux arbitraux sont des tribunaux dont les juges sont privés. Ce tribunal est désigné par les parties d'un litige. Dans tous les cas où les individus ont accepté de porter leur litige commun devant tel tribunal arbitral, il serait nuisible de confier le jugement de ces litiges à un monopole "local". Ce monopole "local" de prétendue justice violerait alors la liberté du contrat entre ces individus.

D'autre part le lieu d'un Tribunal ne lui ajoute aucune légitimité, sauf dans certains rares cas.
Je suis de la vieille génération. Je tutoie rarement. Veuillez me vouvoyer.
Toute illusion fabriquée par l'état dissimule une réduction de liberté.
L'Etat fonde chaque action sur une illusion. Mon nouveau pseudo est gidmoz.
mon blog: http://gidmoz.fr et sur twitter: @gidmoz http://twitter.com/#!/gidmoz

#27 neuneu2k

neuneu2k

    Bovin placide

  • Administrateur
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Posté 22/10/2010 - 06:48

Les tribunaux arbitraux sont des tribunaux dont les juges sont privés. Ce tribunal est désigné par les parties d'un litige. Dans tous les cas où les individus ont accepté de porter leur litige commun devant tel tribunal arbitral, il serait nuisible de confier le jugement de ces litiges à un monopole "local". Ce monopole "local" de prétendue justice violerait alors la liberté du contrat entre ces individus.


C'est totalement vrai pour les litiges portant sur un contrat, contrat qui peut tout a fait spécifier la juridiction civile de référence; Mais en l'absence de contrat, il faut bien une convention de désignation d'un tribunal, je ne prétends pas qu'il soit impossible d'avoir un système non géographique, je dis juste qu'un système non géographique pose des vrai problèmes d'insécurité juridique.
It strikes me too that since Modal libertarianism is lifelong adolescent rebellion against one's parents, one's neighbors, and the bourgeoisie generally, that this revolt against good manners, and its displacement into bleating about the "philosophy of tolerance," is characteristic Modal behavior. The Modal rebels against what used to be standard parental teaching about manners, and challenges such teachings with pseudo-profound blatherings about tolerance, metaphysics, and the theory of knowledge. - Murray Rothbard

J’affirme que je haïssais plus encore la jeunesse quand j’étais jeune moi-même.

The few conservatives still able to hold up one end of a Socratic dialogue are those in the ostracized libertarian wing. - Neal Stephenson

Si la confiture ne gagne pas je m'immole par le feu. Nick De Cusa

Le tiers-monde va sortir de la misère plus vite qu'on ne croit, et c'est tant mieux. Ca fera des endroits où se barrer. Jabial le Dur

La circoncision n'est une mutilation que dans l'alter-réalité des membres du culte du prépuce. Jabial le Coupé

Parfois il faut être ferme, c'est notre Seigneur qui a dit à Saint Pierre "Vade retro satanas" et non pas "kikoulol trop chou le Simon à son Jésus". Kimon

Munch lisait lib.org quand il a décidé de peindre. Saucer

There's no sense in being precise when you don't even know what you're talking about. John von Neumann

#28 gdm

gdm

    Littérateur

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Posté 22/10/2010 - 07:14

C'est totalement vrai pour les litiges portant sur un contrat, contrat qui peut tout a fait spécifier la juridiction civile de référence; Mais en l'absence de contrat, il faut bien une convention de désignation d'un tribunal, je ne prétends pas qu'il soit impossible d'avoir un système non géographique, je dis juste qu'un système non géographique pose des vrai problèmes d'insécurité juridique.

Lorsqu'un individu est en un lieu qui appartient à un propriétaire, il existe un contrat tacite d'acceptation du règlement du propriétaire du lieu. Selon le propriétaire privé du lieu de passage, du lieu de résidence ou lieu d'activité, un tribunal compétent sera désigné par chaque règlement fait par chaque propriétaire. L'absence de contrat devient alors l'exception. Le contrat accepté devient alors la règle la plus fréquente de vie sociale.

Ce raisonnement ne s'applique pas de la même manière lorsque l'État prétend être propriétaire du sol d'un lieu public.
Je suis de la vieille génération. Je tutoie rarement. Veuillez me vouvoyer.
Toute illusion fabriquée par l'état dissimule une réduction de liberté.
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#29 neuneu2k

neuneu2k

    Bovin placide

  • Administrateur
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Posté 22/10/2010 - 07:33

Lorsqu'un individu est en un lieu qui appartient à un propriétaire, il existe un contrat tacite d'acceptation du règlement du propriétaire du lieu. Selon le propriétaire privé du lieu de passage, du lieu de résidence ou lieu d'activité, un tribunal compétent sera désigné par chaque règlement fait par chaque propriétaire. L'absence de contrat devient alors l'exception. Le contrat accepté devient alors la règle la plus fréquente de vie sociale.


A condition d'élargir le terme de contrat a toute règle de vie commune acceptée, oui, c'est un abus de langage, mais dans ce cas, ça reviens exactement à ce que je dit:

Une communauté a tout intérêt a se mettre d'accord sur des règles communes qui permettent la bonne vie en société, cet accord commun portera très probablement a la fois sur les parties communes et sur l'immense majorité des lieux privés, le contrat explicite est donc l'exception pour les lieux privés qui souhaitent appliquer d'autres règles, mais par défaut, quand on pénètre dans une cité, il me semble bien improbable d'avoir une nébuleuse de règles locales, d'un simple point de vue des couts de transaction c'est monstrueux, il est bien plus probable d'avoir pour usage de référer par défaut a un tribunal local universellement reconnu, le contrat étant le moyen d'échapper a cet usage pour des besoins spécifiques.

Ce raisonnement ne s'applique pas de la même manière lorsque l'État prétend être propriétaire du sol d'un lieu public.


Les parties communes, mêmes privées, ne sont pas des zones de non droit, bien entendu, le timurisme pur est une solution théorique, contrat partout, usage nulle part, mais c'est incompatible avec la vie en société, personne n'accepterai de vivre dans un monde ou chaque transition d'une route privée a une autre dans la même cité impliquera une transformation juridique majeure, il y a une taille minimale utile en dessous de laquelle il n'est pas efficace d'avoir des droits diverses (a l'exclusion de certains lieux totalement privatifs, cabarets, salles de jeu, arènes de gladiateurs, que sais 'je, mais ces lieux du coup travailleront probablement avec des contrats formels).

D'ailleurs, il me semble que Timur ne dit rien d'autre, son erreur est d'étendre ce modèle au pénal.
It strikes me too that since Modal libertarianism is lifelong adolescent rebellion against one's parents, one's neighbors, and the bourgeoisie generally, that this revolt against good manners, and its displacement into bleating about the "philosophy of tolerance," is characteristic Modal behavior. The Modal rebels against what used to be standard parental teaching about manners, and challenges such teachings with pseudo-profound blatherings about tolerance, metaphysics, and the theory of knowledge. - Murray Rothbard

J’affirme que je haïssais plus encore la jeunesse quand j’étais jeune moi-même.

The few conservatives still able to hold up one end of a Socratic dialogue are those in the ostracized libertarian wing. - Neal Stephenson

Si la confiture ne gagne pas je m'immole par le feu. Nick De Cusa

Le tiers-monde va sortir de la misère plus vite qu'on ne croit, et c'est tant mieux. Ca fera des endroits où se barrer. Jabial le Dur

La circoncision n'est une mutilation que dans l'alter-réalité des membres du culte du prépuce. Jabial le Coupé

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#30 Tea-Party France

Tea-Party France

    Plumitif

  • Yabon Nonosse
  • 643 messages

Posté 22/10/2010 - 14:38

Les parties communes, mêmes privées, ne sont pas des zones de non droit, bien entendu, le timurisme pur est une solution théorique, contrat partout, usage nulle part, mais c'est incompatible avec la vie en société, personne n'accepterai de vivre dans un monde ou chaque transition d'une route privée a une autre dans la même cité impliquera une transformation juridique majeure, il y a une taille minimale utile en dessous de laquelle il n'est pas efficace d'avoir des droits diverses (a l'exclusion de certains lieux totalement privatifs, cabarets, salles de jeu, arènes de gladiateurs, que sais 'je, mais ces lieux du coup travailleront probablement avec des contrats formels).
D'ailleurs, il me semble que Timur ne dit rien d'autre, son erreur est d'étendre ce modèle au pénal.


Certes il serait bien que les lois ne soit pas trop changeantes en peu d'espace, mais si un propriétaire isolé ne veut reconaitre aucune juridiction de localités l'enclavant ou étant à proximité et qu'il interdit certain comportements, par exemple de marcher debout, c'est son droit.

Voici à ce propos un trés beau texte de Hoppe: The idea of a private law society

#31 neuneu2k

neuneu2k

    Bovin placide

  • Administrateur
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Posté 22/10/2010 - 14:59

Certes il serait bien que les lois ne soit pas trop changeantes en peu d'espace, mais si un propriétaire isolé ne veut reconaitre aucune juridiction de localités l'enclavant ou étant à proximité et qu'il interdit certain comportements, par exemple de marcher debout, c'est son droit.


Tout a fait, c'est idiot, probablement suicidaire, et ça impose un contrat béton a l'entrée sur sa propriété, mais c'est son droit (ce qui ne lui donne pas le droit d'appliquer n’importe quelle peine en cas de violation de contrat, juste de jeter dehors le contrevenant), mais ça n’empêche probablement pas le même taré de souhaiter avoir une sécurité juridique quand il sors de son cabaret sado-maso pour aller faire ses courses de baillons boules.
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J’affirme que je haïssais plus encore la jeunesse quand j’étais jeune moi-même.

The few conservatives still able to hold up one end of a Socratic dialogue are those in the ostracized libertarian wing. - Neal Stephenson

Si la confiture ne gagne pas je m'immole par le feu. Nick De Cusa

Le tiers-monde va sortir de la misère plus vite qu'on ne croit, et c'est tant mieux. Ca fera des endroits où se barrer. Jabial le Dur

La circoncision n'est une mutilation que dans l'alter-réalité des membres du culte du prépuce. Jabial le Coupé

Parfois il faut être ferme, c'est notre Seigneur qui a dit à Saint Pierre "Vade retro satanas" et non pas "kikoulol trop chou le Simon à son Jésus". Kimon

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#32 Tea-Party France

Tea-Party France

    Plumitif

  • Yabon Nonosse
  • 643 messages

Posté 22/10/2010 - 15:28

De toute façon à moin d'être instalé sur une mine d'or ou un puit de pétrole, la nécéssité économique force assez à avoir une juridiction comprehensible et un peu normal. Aprés bien entendu un misantrope vivant en autorcie à le droit à son indépendance par rapport à la société.

#33 Guest_Arn0_*

Guest_Arn0_*
  • Guests

Posté 22/10/2010 - 16:31

Lorsqu'un individu est en un lieu qui appartient à un propriétaire, il existe un contrat tacite d'acceptation du règlement du propriétaire du lieu.

On ne peut pas s'engager à respecter des règles dont on ne connait pas l'existence. Le droit du propriétaire d'expulser les personnes qui ne respectent pas les règles qu'il a fixé n'est pas l'effet d'un contrat mais simplement la jouissance d'un droit discrétionnaire. Mais pour obtenir une sanction civile d'un tribunal pour violation d'un règlement il faut soit la violation d'un vrai contrat (un engagement pris en toute connaissance de cause) soit un délit civil (par exemple le non respect de certains usages attendu de la part d'un hôte/client).

Et sinon pour qu'une clause compromissoire soit valide il faut qu'elle soit solidement établie, elle ne peut certainement pas être tacite. Plus encore lorsque la décision des arbitres est contraire à des considérations d'ordre public (ou de droit naturel dans un cadre anarcap) elle est nulle et non avenue.

#34 Tea-Party France

Tea-Party France

    Plumitif

  • Yabon Nonosse
  • 643 messages

Posté 22/10/2010 - 16:40

On ne peut pas s'engager à respecter des règles dont on ne connait pas l'existence. Le droit du propriétaire d'expulser les personnes qui ne respectent pas les règles qu'il a fixé n'est pas l'effet d'un contrat mais simplement la jouissance d'un droit discrétionnaire. Mais pour obtenir une sanction civile d'un tribunal pour violation d'un règlement il faut soit la violation d'un vrai contrat (un engagement pris en toute connaissance de cause) soit un délit civil (par exemple le non respect de certains usages attendu de la part d'un hôte/client).

Et sinon pour qu'une clause compromissoire soit valide il faut qu'elle soit solidement établie, elle ne peut certainement pas être tacite. Plus encore lorsque la décision des arbitres est contraire à des considérations d'ordre public (ou de droit naturel dans un cadre anarcap) elle est nulle et non avenue.


Mais dans une anarcapie qu'est ce qu'une sanction civile ou privé? Il n'y a qu'un critère pour defnir la légitimité d'une juridiction sur un territoire; la propriété. Il est alors autant de droit pour le propriétaire de 1000m4 que pour le tribunal reconnu par dison tous Singapour.

#35 Guest_Arn0_*

Guest_Arn0_*
  • Guests

Posté 22/10/2010 - 17:01

Mais dans une anarcapie qu'est ce qu'une sanction civile ou privé? Il n'y a qu'un critère pour defnir la légitimité d'une juridiction sur un territoire; la propriété. Il est alors autant de droit pour le propriétaire de 1000m4 que pour le tribunal reconnu par dison tous Singapour.

Ben la différence c'est que si un type décide d'expulser de chez lui une personne qui refuse de ramper sur le sol et bien c'est son droit, mais que si il va lui réclamer des dommages et intérêt pour non respect de sa règle idiote il va se faire débouter. Et si jamais il se se met à saisir personnellement les meubles de cette personne et bien il sera condamné pour cambriolage. <–<

#36 Tea-Party France

Tea-Party France

    Plumitif

  • Yabon Nonosse
  • 643 messages

Posté 22/10/2010 - 17:27

Il y a un ordre naturel des choses, on ne peut demender de l'argent pour cela, même en réalité s'il s'agit d'une grande ville ou d'un pay, le droit français à cette égard est sur bien des points liberticides, la proportionalité est un principe fondamental dans le libertarianisme.

#37 Rincevent

Rincevent

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Posté 22/10/2010 - 17:52

Tea-Party France : surveille ton orthographe, s'il-te-plait.
Malgré une littérature aussi abondante que fervente sur la "distribution des revenus", le fait est que la plupart des revenus ne sont pas distribués, mais gagnés. (Sowell) - La politesse se doit, la confiance s'accorde, mais le respect se mérite. - The meaning of peace is the absence of opposition to socialism. (Marx) - Social is a weasel word which has acquired the power to empty the nouns it qualifies of their meaning. (Hayek) - Qui cherche dans la liberté autre chose qu'elle-même est fait pour servir. (Tocqueville) - Dans tout ce qu'on nomme les excès de la liberté, je ne reconnais que l'éducation de la servitude. (Benjamin Constant)

Le monde repose sur le savoir, le travail et la libéralité ; il se maintient par la vérité, la justice et la coopération. (Adapté de I, 2 et 18) - Que les hommes d'Etat soient calmes, car, sans cela, les hommes s'entre-dévoreraient. (Adapté de III, 2) - Celui qui dirige mal son peuple ne pourra jamais expier son crime. (Adapté de V, 21) - Le vrai héros est celui qui sait faire d'un ennemi un ami. (A de R N, 23)

Comme bien d'autres libéraux, je suis passé de "L'individualisme, c'est cool" à "Le marché libre, ça marche", puis à "L'Etat qui planifie, c'est dangereux". (Robert Bradley, Jr)

#38 gdm

gdm

    Littérateur

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Posté 22/10/2010 - 18:53

On ne peut pas s'engager à respecter des règles dont on ne connait pas l'existence. Le droit du propriétaire d'expulser les personnes qui ne respectent pas les règles qu'il a fixé n'est pas l'effet d'un contrat mais simplement la jouissance d'un droit discrétionnaire. Mais pour obtenir une sanction civile d'un tribunal pour violation d'un règlement il faut soit la violation d'un vrai contrat (un engagement pris en toute connaissance de cause) soit un délit civil (par exemple le non respect de certains usages attendu de la part d'un hôte/client).

Et sinon pour qu'une clause compromissoire soit valide il faut qu'elle soit solidement établie, elle ne peut certainement pas être tacite. Plus encore lorsque la décision des arbitres est contraire à des considérations d'ordre public (ou de droit naturel dans un cadre anarcap) elle est nulle et non avenue.

Oui.

Le but est ici que le visiteur ait accepté le règlement de son hôte. S'il existe une incertitude sur cette acceptation, il appartient au propriétaire de faire en sorte qu'il ne puisse pas exister d'incertitude sur l'acceptation par son visiteur du règlement des lieux.
Je suis de la vieille génération. Je tutoie rarement. Veuillez me vouvoyer.
Toute illusion fabriquée par l'état dissimule une réduction de liberté.
L'Etat fonde chaque action sur une illusion. Mon nouveau pseudo est gidmoz.
mon blog: http://gidmoz.fr et sur twitter: @gidmoz http://twitter.com/#!/gidmoz

#39 Blonde On Blonde

Blonde On Blonde

    Ecrivaillon

  • Utilisateur
  • 100 messages

Posté 22/10/2010 - 19:01

Il y avait un bar-tabac royaliste qui je crois n'existe plus : http://www.facebook....amp;topic=14109
Vraiment chelou.


Je m'en souviens, les toilettes étaient dégueulasses.

#40 free jazz

free jazz

    oenologue

  • Libéral conservateur
  • 11786 messages

Posté 22/10/2010 - 19:38

Voilà.
C'est marrant je me disais il y a peu qu'il fallait absolument que je trouve quelqu'un qui connaisse bien Hoppe, enfin mieux que moi, parce que cela fait un moment que je rencontre des royalistes qui se réclament de lui.
Alors que franchement, je ne vois pas comment en lisant Hoppe on peut en déduire qu'il est lui même monarchiste, alors que la solution qu'il présente dans "….The God that Failed" est un pis-aller vers sa conception de l'anarcapie.
Au surplus, pour quelqu'un dont l'un des thèmes phares est "état=organisation criminelle"…. :icon_up:


Cette revue royaliste publie de temps en temps des textes de H3 et de belles pages sur Hayek.

http://www.lesmanant...ticle2212_1.php

Je partage mon rhum avec le ciel, à moi le rhum et à lui la part des anges.