CITATION(free jazz @ 21-Jan-08, 19:26)

Je n'ai pas dit le contraire cher ami, si tu lis mes posts précédents, nous sommes d'accord sur ce point. Cet avis est conditionné par la démonstration qu'un parti libéral soit opportun et utile actuellement, ce qui n'est pas le cas. Comme rappelé auparavant, il faut d'abord gagner la bataille des idées et des coeurs, ce qui suppose un travail souterrain d'envergure.
En revanche dans l'hypothèse où un espace politique serait avéré, si l'on veut monter une machine électorale pour faire autre chose que de la figuration, la direction que j'ai indiquée serait la plus fructueuse, amha.
Il me semble justement que la LCR et le FN ne font précisément que de la figuration et comme d'autres l'ont relevé, ils ne cherchent pas le pouvoir : la contestation politique est pour eux une fin en soi.
J'irais même plus loin : l'obésité des partis extrémistes signifie selon moi qu'ils ont absorbé les sympathisants de leurs doctrines qui se trouvaient dans les partis de gouvernement. Voilà pourquoi PS et UMP sont poussés vers le centre et éloignés des idées radicales. Vu que le contenu des idées radiacles dominantes, tant mieux.
Je ne me sens pas proche d'AL (ni hostile), j'ai toujours pensé que créer un parti libéral n'était pas une bonne idée puisque absorbant tous les libéraux dispersés dans les partis susceptibles de gouverner.
CITATION(Roniberal @ 21-Jan-08, 19:58)

Oui, déjà 1) ça ne contredit pas forcément ce que j'ai dit puisqu'on ne parle ici que de partis extrémistes et 2) ça m'étonnerait que ce ne soit pas, en grande majorité, les manifestations gauchistes qui aient fait peser la balance. Depuis quand les politiciens (et surtout les politiciens français) écoutent-ils les arguments frontistes?
Les frontistes n'ont pas de pouvoir c'est bien mon point. Les gauchistes non plus. Si la directive Bolkestein a été révisée (et même pas anéantie) c'est parce qu'elle a cristallisé le "non" lors du référendum sur la constitution cad qu'une consultation nationale a eu pour effet de contourner l'impotence des partis extrémistes. Les partis étaient court-circuités : c'était oui ou non, pas LCR ou FN ou UMP ou PS etc
CITATION(Roniberal @ 21-Jan-08, 19:58)

Ah, l'exemple te semble mal choisi car, apparemment, tu n'as pas suivi les débats autour de cette directive et notamment le fait que le Principe du Pays d'Origine ait été rayé de la directive.
La directive a été atténuée mais elle est passée. cqfd
CITATION(Roniberal @ 21-Jan-08, 20:06)

Le cercle de réflexion libéral peut soutenir des projets gouvernementaux (avec des réserves) mais certainement pas un candidat.
En fonction des circonstances, un cercle de réflexion libéral doit être en mesure de pouvoir soutenir un candidat ou tout du moins d'appeller à voter contre un candidat (ce que je crois que LC a fait pour le 2e tout de la présidentielle 2007).
CITATION(Roniberal @ 21-Jan-08, 20:06)

Pour le coup, je ne sais pas dans quel monde tu vis...
La division fondamentale dans le clivage gauche/droite n'est pas à mon avis libéralisme/collectivisme mais progressisme/conservatisme. On peut parfaitement concevoir une évolution vers cette seconde division avec l'effacement progressif des cocos. S'il se trouve que les conservateurs prennent un tournant compassionnel et corporatiste alors que le candidat progressiste invoque le marché et la diminution des prérogatives étatiques, les libéraux devraient voter pour le second candidat. Je ne dis pas que c'est probable, je dis que c'est une option à conserver. En France ça reste une spéculation, aux USA c'est plus crédible.
CITATION(Roniberal @ 21-Jan-08, 20:06)

Effectivement, comme tu le dis à la fin: spéculations. Ca n'arrivera jamais et je crois que, sur ce forum et à AL, vous avez trop tendance à imaginer une tendance libérale à gauche émerger, sauf que pour ma part, je n'en vois pas les germes et que si, les politiciens de gauche ont choisi le P.S., c'est bien qu'a priori, ils sont socialistes et non libéraux, non?
Il y a les verts aussi.
CITATION(phantom_opera @ 21-Jan-08, 20:19)

Le problème n'est pas de voir que la gauche dure s'affaiblit, le problème est de voir que la gauche dure a réussi à avoir des résultats qui n'auraient jamais dû voir le jour. Les grandes nationalisations par le passé, les 35h ou la loi SRU, entre autres, sont des mesures extra-terrestres qui n'auraient jamais dû voir le jour si nos politiciens n'étaient pas aussi contaminés par une minorité de trotskystes. Aujourd'hui même, même sans gagner une seule élection, même avec un score pourri, la LCR réussi à faire passer ses idées et à créer une génération de rebelles. La mondialisation, les délocalisations et la critique de l'influence des multinationales n'ont jamais été aussi présents dans le débât politique, et concrètement aujourd'hui tu vois un président de la République qui se met à critiquer le capitalisme financier à prendre des mesures pour le contrôler, ce même président qui souhaite le retour d'une politique industrielle (comme si elle n'avait jamais existé). Je ne te parle pas bien sûr de tous ces acteurs anarcho-syndicalistes qui occupent des postes clés un peu partout dans la société civile, fortement idéologisés (car il ne faut pas croire que ces grèvistes et bloqueurs en tout genre sont des acteurs spontanés, les libertaires ont un pouvoir beaucoup plus fort qu'on ne l'imagine) et qui arrivent à bloquer les grandes mesures de réforme de l'Etat. Quant à l'Ednat, je n'en parle pas c'est tellement évident.
Et le score de l'extrême-gauche aux élections? 5%-10% à tout casser, aucun membre au gouvernement ni au parlement. Comme quoi, être aux commandes du pouvoir politique n'est pas une condition suffisante pour le triomphe des idées.
Tu prêtes beaucoup aux trotskistes.
CITATION(Rincevent @ 22-Jan-08, 02:55)

Les idées de l'extrême-gauche sont pourtant fermement ancrées dans 80 % des esprits.
arg tu quoque fili