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> Un rêve de banquier : devenir 2B2F
Lexington
* 2 Nov 09, 19:01
Message #1


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Dans Les Echos, un article sur le Too big to fail
CITATION
Un rêve de banquier : devenir 2B2F
[ 29/10/09 ] 10 commentaire(s)

NICOLAS MADELAINE EST CORRESPONDANT DES « ECHOS » À LONDRES.
Chers actionnaires, et surtout chers créanciers et salariés, notre banque est trop petite. Nous passons à côté de ce qui est sans doute la plus généreuse opportunité jamais offerte par le système capitaliste moderne. Il nous faut grandir. A tout prix. Quand je vous aurai présenté les avantages d'être trop gros, vous verrez qu'il n'y aura plus à s'inquiéter de surpayer nos cibles lorsque nous multiplierons les acquisitions.

Ainsi, laissez-moi vous dévoiler notre nouvel objectif : « 2B2F : le bond en avant ». 2B2F en texto, ça veut dire « too big to fail », c'est-à-dire trop important pour que l'Etat ose nous laisser faire faillite selon les lois du marché. Il n'y a vraiment plus aucune raison d'être 2S2W (« too stupid to wait ») d'être 2B2F.

Les avantages lorsqu'une crise éclate sont évidents. Il n'y aurait plus beaucoup de Royal Bank of Scotland mais également de Goldman Sachs et de Société Généralesur la terre si les Etats occidentaux n'avaient pas injecté dans le système des centaines de milliards de dollars (700 aux Etats-Unis) ou sauvé AIG et Dexia. Ou même s'ils n'avaient pas promis, en France et partout ailleurs, non seulement qu'aucun déposant ne perdrait ses économies, mais qu'aucune grande banque ne ferait faillite. Merci à Lehman Brothers : son sacrifice a montré qu'aucune sanction n'était possible contre les erreurs des banques 2B2F en pleine crise.

Mais là où le 2B2F devient vraiment intéressant, c'est que sa magie continue à opérer même un an après le pic d'une crise, la plus grave depuis les années 1930, qui aurait pu tourner à la catastrophe. D'abord, on a laissé les plus petites banques comme la nôtre disparaître, ce qui laisse encore plus de place aujourd'hui aux 2B2F. Ensuite, une bonne partie des revenus des banques qu'on dit « systémiques » continuent d'être directement ou indirectement de l'argent public. Certes, elles ont réussi à lever de l'argent privé pour rembourser les injections de capital public et l'Etat n'est plus leur actionnaire. Mais la garantie des dépôts est toujours un service offert par l'Etat quasi gratuitement. En France, par exemple, le Fonds de garantie des dépôts assure 1.200 milliards d'euros de dépôts avec des réserves de 1,7 milliard et une cotisation annuelle de 80 millions ! Un prix d'ami. Certes toutes les banques en bénéficient, mais les grandes dans des proportions bien plus vastes.

La garantie implicite que les grandes banques ne feront pas faillite est un autre avantage considérable : elle dispense les banques 2B2F de rémunérer une partie du risque chaque fois qu'elles lèvent de l'argent. Imaginez : c'est comme si, lorsque vous empruntez pour vous acheter une maison, vous aviez un oncle d'Amérique qui téléphonait à votre banquier pour abaisser le coût de votre emprunt en le rassurant sur votre solvabilité. Impossible de chiffrer la valeur de ces deux assurances gratuites, mais elles pourraient atteindre des dizaines de milliards d'euros facilement, rien qu'en France. Pas mal par rapport à la surface des bénéfices de nos banques.

Je n'ajoute pas les avantages presque pas facturés qu'il y a à pouvoir déposer à peu près tous les actifs toxiques auprès des banques centrales pour une période donnée. Les banques 2B2F en profitent au premier chef. Je n'ajoute pas non plus les commissions payées aux intermédiaires financiers par l'Etat pour émettre de la dette sur les marchés afin de procéder à des mesures de relance budgétaire. Par rapport au reste, cet avantage est négligeable.

Toujours est-il que, grâce à tous ces soutiens, les 2B2F peuvent continuer à payer de généreux bonus à leurs salariés et ne sont même pas toujours tenues de garder leur argent pour se recapitaliser. Grâce au « 2B2F Leap », nous serons dans ce carré VIP du secteur pour la prochaine crise et les années qui suivront.

Je sais ce que vous allez dire. Le G20 a renforcé considérablement les exigences en capital et en liquidités des banques, donc nous ne pourrons pas dégager autant de bénéfices. Mais, comme dit Jacques Delpla, membre du Conseil d'analyse économique, « tous les excès sont permis à quiconque se voit dire qu'il ne fera jamais faillite et vit de garanties implicites publiques ».

Ceux qui m'inquiètent davantage sont les lord Adair Turner, président du régulateur britannique, Mervyn King, gouverneur de la Banque d'Angleterre, et Paul Volcker, ancien président de la Fed, ces gauchistes sur le tard qui ne se contentent pas des avancées du G20 et veulent régler aussi ce qu'ils appellent le « problème » du 2B2F. C'est bien qu'ils s'emportent parfois et aillent trop loin en ressuscitant le « Glass-Steagall Act ». Car la séparation des banques en banque de détail où seraient protégés les dépôts des particuliers et en banque d'investissement où seraient logées les activités plus risquées est certainement trop difficile à mettre en place. Il ne faut pas que les hommes politiques les écoutent. Je propose aux banques 2B2F que, par solidarité avec celles qui veulent l'être, elles cèdent à la pression populaire sur les bonus et les interdisent symboliquement cette année. La mesure ne tiendra pas longtemps car tout le monde sait que réglementer les bonus est impossible. Il est impératif que les banques sortent du radar de la controverse publique. Car ce qui est important c'est qu'on ne touche pas au 2B2F.


--------------------
«Racine peint les hommes tels qu'ils sont ; Corneille, tels qu'ils devraient être, j'éprouve la tentation de dire que les libéraux sont raciniens et les socialistes cornéliens. Mais cette transposition ne convient pas. C'est par les mouvements de leur âme que Corneille entend élever hommes ou femmes jusqu'aux sommets de l'hé­roïsme ; c'est par la contrainte que les socialistes veulent conduire leurs sujets à la pratique de ce qu'ils proclament être la vertu. Comparant libéralisme et socialisme, ce n'est pas Racine et Corneille qu'il faut évoquer. C'est Racine et Savonarole», Pierre de Calan

«Savoir se libérer n'est rien ; l'ardu, c'est savoir être libre», André Gide, L'immoraliste

«L'infidélité ne consiste pas à croire ou à ne pas croire, mais à affirmer croire ce que l'on ne croit pas. Il est impossible d'évaluer les dégâts moraux que le mensonge à soi-même provoque dans une société», Thomas Paine, The Age of Reason

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Lexington
* 3 Nov 09, 12:43
Message #2


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CITATION(Lexington @ 2 Nov 09, 19:01) *
Dans Les Echos, un article sur le Too big to fail


Voir aussi dans le même journal Henry Kaufman : "aucune banque n'est trop grande pour faire faillite". Des remarques intéressantes, malgré une pique sur les "libertaires" (mauvaise traduction à nouveau de libertariens)


--------------------
«Racine peint les hommes tels qu'ils sont ; Corneille, tels qu'ils devraient être, j'éprouve la tentation de dire que les libéraux sont raciniens et les socialistes cornéliens. Mais cette transposition ne convient pas. C'est par les mouvements de leur âme que Corneille entend élever hommes ou femmes jusqu'aux sommets de l'hé­roïsme ; c'est par la contrainte que les socialistes veulent conduire leurs sujets à la pratique de ce qu'ils proclament être la vertu. Comparant libéralisme et socialisme, ce n'est pas Racine et Corneille qu'il faut évoquer. C'est Racine et Savonarole», Pierre de Calan

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Leepose
* 3 Nov 09, 15:40
Message #3


Mascotte Gigogne
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Je trouve plutot difficile de réagir a un article dont on ne fait aucun commentaire (affligeant? rassurant?) et dont on ne connait pas la source.

Quelqu'un aurait dit ca un jour et ca se retrouve dans Les echos. Qui? Je ne sais pas.

Bon... Le gros probleme du 2B2F est d'etre tout bonnement nationalisé, et que les actionnaires soient ruinés a cette occasion. Ou racheté par n'importe quelle autre banque a vil prix (je pense a nos amis de chez Fortis par exemple)

Ensuite, bon, sur la restauration d'une séparation entre banque de dépots (2B2F) et banque d'investissement qui pourrait faire faillite, ca me semble etre un sujet intéressant mais trop technique pour moi.

Voir Lehman Brothers, la pure banque d'investissement, qui a fait faillite. Pas sur donc qu'on règle le probleme ainsi d'après ce que je comprends.
Sans compter que meme une petite banque de dépot française, on ne l'aurait pas laissé faire faillite de toute façon, donc je vois mal l'intéret de tout ca. En fait chaque banque est largement devenue "too big to fail", il me semble.

Je dirais meme que je vois mal l'intéret de laisser faire faillite une banque : soit il y a un risque "systémique" énorme si c'est une banque importante en termes d'activités de marchés, soit, meme dans le cas contraire, il faudra bien indemniser les déposants. On n'est pas en Argentine....
Au final je ne vois pas pourquoi la mise en faillite serait une bonne solution, en tout état de cause.
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vincponcet
* 7 Nov 09, 11:51
Message #4


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QUOTE (Leepose @ 3 Nov 09, 15:40) *
Je trouve plutot difficile de réagir a un article dont on ne fait aucun commentaire (affligeant? rassurant?) et dont on ne connait pas la source.

Quelqu'un aurait dit ca un jour et ca se retrouve dans Les echos. Qui? Je ne sais pas.

Bon... Le gros probleme du 2B2F est d'etre tout bonnement nationalisé, et que les actionnaires soient ruinés a cette occasion. Ou racheté par n'importe quelle autre banque a vil prix (je pense a nos amis de chez Fortis par exemple)

Ensuite, bon, sur la restauration d'une séparation entre banque de dépots (2B2F) et banque d'investissement qui pourrait faire faillite, ca me semble etre un sujet intéressant mais trop technique pour moi.

Voir Lehman Brothers, la pure banque d'investissement, qui a fait faillite. Pas sur donc qu'on règle le probleme ainsi d'après ce que je comprends.
Sans compter que meme une petite banque de dépot française, on ne l'aurait pas laissé faire faillite de toute façon, donc je vois mal l'intéret de tout ca. En fait chaque banque est largement devenue "too big to fail", il me semble.

Je dirais meme que je vois mal l'intéret de laisser faire faillite une banque : soit il y a un risque "systémique" énorme si c'est une banque importante en termes d'activités de marchés, soit, meme dans le cas contraire, il faudra bien indemniser les déposants. On n'est pas en Argentine....
Au final je ne vois pas pourquoi la mise en faillite serait une bonne solution, en tout état de cause.


C'est juste la base de la civilisation, à savoir qu'une personne doit être responsable de ses actes.
Les 2B2Fs le sont grâce à la loi. Alors oui, il faut les traiter pour éviter qu'elles mettent l'économie par terre, mais certainement pas en garantissant les créanciers des banques et les bonus des banquiers.
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jabial
* 9 Nov 09, 10:15
Message #5


Petit tyran
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CITATION(vincponcet @ 7 Nov 09, 11:51) *
C'est juste la base de la civilisation, à savoir qu'une personne doit être responsable de ses actes.


+ 1000

CITATION
Les 2B2Fs le sont grâce à la loi. Alors oui, il faut les traiter pour éviter qu'elles mettent l'économie par terre, mais certainement pas en garantissant les créanciers des banques et les bonus des banquiers.


Je dirais plutôt qu'il faut cesser de garantir quoi que ce soit.


--------------------
L'hypocrisie est l'ennemie de toute morale car cette dernière s'apprend par l'exemple et non par l'écoute. La seule chose qu'apprend un enfant à qui l'on dit "fais ce que je dis, pas ce que je fais", c'est à lui-même mal agir tout en prônant la vertu.
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E.T. bleu
* 9 Nov 09, 11:41
Message #6


Plumitif
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CITATION(Leepose)
On n'est pas en Argentine....


On a pas le soleil en effet.


--------------------
Les vendeurs de Tolérance s’imaginent qu’on peut pacifiquement fusionner l’Europe et le Tiers-Monde sans tiers-mondialiser l’Europe.

Ils avaient oublié tout simplement que l’homme, quand on le laisse libre trouve des solutions adaptées aux problèmes qui se posent a lui.

Les Minarchistes sous-évaluent la volonté ordonnatrice de l'Etat, les Anarcapitalistes surévaluent la volonté ordonnatrice des individus.
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Lexington
* 13 Nov 09, 19:10
Message #7


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CITATION(Leepose @ 3 Nov 09, 15:40) *
Je trouve plutot difficile de réagir a un article dont on ne fait aucun commentaire (affligeant? rassurant?) et dont on ne connait pas la source.

Quelqu'un aurait dit ca un jour et ca se retrouve dans Les echos. Qui? Je ne sais pas.



C'est un article à lire au second degré pour info

CITATION(Leepose @ 3 Nov 09, 15:40) *
Bon... Le gros probleme du 2B2F est d'etre tout bonnement nationalisé, et que les actionnaires soient ruinés a cette occasion. Ou racheté par n'importe quelle autre banque a vil prix (je pense a nos amis de chez Fortis par exemple)

Ensuite, bon, sur la restauration d'une séparation entre banque de dépots (2B2F) et banque d'investissement qui pourrait faire faillite, ca me semble etre un sujet intéressant mais trop technique pour moi.

Voir Lehman Brothers, la pure banque d'investissement, qui a fait faillite. Pas sur donc qu'on règle le probleme ainsi d'après ce que je comprends.
Sans compter que meme une petite banque de dépot française, on ne l'aurait pas laissé faire faillite de toute façon, donc je vois mal l'intéret de tout ca. En fait chaque banque est largement devenue "too big to fail", il me semble.

Je dirais meme que je vois mal l'intéret de laisser faire faillite une banque : soit il y a un risque "systémique" énorme si c'est une banque importante en termes d'activités de marchés, soit, meme dans le cas contraire, il faudra bien indemniser les déposants. On n'est pas en Argentine....
Au final je ne vois pas pourquoi la mise en faillite serait une bonne solution, en tout état de cause.


Quand un système est complètement vicié par l'intervention étatique qui encourage la prise de risque excessive, en effet laisser une banque faire faillite ne changera pas grand chose. Et? Le fait est que ce n'est pas ce point qui est essentiel pour les libéraux...

CITATION(vincponcet @ 7 Nov 09, 11:51) *
C'est juste la base de la civilisation, à savoir qu'une personne doit être responsable de ses actes.
Les 2B2Fs le sont grâce à la loi. Alors oui, il faut les traiter pour éviter qu'elles mettent l'économie par terre, mais certainement pas en garantissant les créanciers des banques et les bonus des banquiers.


Voilà


--------------------
«Racine peint les hommes tels qu'ils sont ; Corneille, tels qu'ils devraient être, j'éprouve la tentation de dire que les libéraux sont raciniens et les socialistes cornéliens. Mais cette transposition ne convient pas. C'est par les mouvements de leur âme que Corneille entend élever hommes ou femmes jusqu'aux sommets de l'hé­roïsme ; c'est par la contrainte que les socialistes veulent conduire leurs sujets à la pratique de ce qu'ils proclament être la vertu. Comparant libéralisme et socialisme, ce n'est pas Racine et Corneille qu'il faut évoquer. C'est Racine et Savonarole», Pierre de Calan

«Savoir se libérer n'est rien ; l'ardu, c'est savoir être libre», André Gide, L'immoraliste

«L'infidélité ne consiste pas à croire ou à ne pas croire, mais à affirmer croire ce que l'on ne croit pas. Il est impossible d'évaluer les dégâts moraux que le mensonge à soi-même provoque dans une société», Thomas Paine, The Age of Reason

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vincponcet
* 13 Nov 09, 20:26
Message #8


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QUOTE (jabial @ 9 Nov 09, 10:15) *
+ 1000



Je dirais plutôt qu'il faut cesser de garantir quoi que ce soit.

Pour l'avenir oui, mais la structure actuelle de production/économique est ce qu'elle est, càd fortement risquée/leveragée parce que les garanties étatiques sont préexistante. Ainsi si on les supprime d'un coup, tout s'effondre.
C'est tout le sujet de la gestion de la transition.
En l'occurence, pour les banques en situation illiquide/insolvable, je suis partisan de la restructuration flash du passif, avec conversion automatique de dette en actions, reduisant ainsi l'effet de levier résultant de la protection étatique et fait payer les créanciers qui fournissent l'effet de levier tout en bénéficiant de la protection.

QUOTE (Lexington @ 13 Nov 09, 19:10) *
Quand un système est complètement vicié par l'intervention étatique qui encourage la prise de risque excessive, en effet laisser une banque faire faillite ne changera pas grand chose. Et? Le fait est que ce n'est pas ce point qui est essentiel pour les libéraux...

je pense au contraire que la question de la gestion de la transition est trop négligée par les libéraux, ce qu'ils n'ont pas grand chose à proposer de praticable ici et maintenant.
Et c'est à mon avis un des gros points qui limite la percée de nos idées.
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Rincevent
* 13 Nov 09, 21:10
Message #9


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CITATION(vincponcet @ 13 Nov 09, 20:26) *
je pense au contraire que la question de la gestion de la transition est trop négligée par les libéraux, ce qu'ils n'ont pas grand chose à proposer de praticable ici et maintenant.
Et c'est à mon avis un des gros points qui limite la percée de nos idées.

+1.


--------------------
Malgré une littérature aussi abondante que fervente sur la "distribution des revenus", le fait est que la plupart des revenus ne sont pas distribués, mais gagnés. (Sowell) - - La politesse se doit, la confiance s'accorde, mais le respect se mérite. - - Fisking isn't just an art ; it's a lifestyle. - - The meaning of peace is the absence of opposition to socialism. (Marx) - - Social is a weasel word which has acquired the power to empty the nouns it qualifies of their meaning. (Hayek) - - Qui cherche dans la liberté autre chose qu'elle-même est fait pour servir. (Tocqueville) - - Dans tout ce qu'on nomme les excès de la liberté, je ne reconnais que l'éducation de la servitude. (Benjamin Constant) - - Le monde repose sur le savoir, le travail et la bonté ; il se maintient par la vérité, la justice et la coopération. (Adapté de I, 2 et 18) - Que les hommes d'Etat soient calmes, car, sans cela, les hommes s'entre-dévoreraient. (Adapté de III, 2) - Celui qui dirige mal son peuple ne pourra jamais expier son crime. (Adapté de V, 21) - Le vrai héros est celui qui sait faire d'un ennemi un ami.



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h16
* 13 Nov 09, 21:25
Message #10


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CITATION(vincponcet @ 13 Nov 09, 20:26) *
je pense au contraire que la question de la gestion de la transition est trop négligée par les libéraux, ce qu'ils n'ont pas grand chose à proposer de praticable ici et maintenant.
Et c'est à mon avis un des gros points qui limite la percée de nos idées.

Peut-être, mais (et c'est un truc vrai en tous lieux et en tous temps) les transitions, avec ou sans les libéraux, auront lieu quoi qu'on fasse. Et plus on se barre dans le mauvais sens (i.e. sociale démocrassie puis dictature à la Chavez), plus le retour de bâton sera violent et opposé.


--------------------
Depuis que Sarkozy est au pouvoir, il aura permis aux autres dirigeants de paraître plus grands, plus calmes, plus intelligents. C'est déjà beaucoup...
Ne mettez pas sur le compte de la méchanceté ce qui s'explique amplement par l'incompétence - Adage anglais.
La règle implicite de mes discussions avec melodius, c'est de délaisser les contingences et de partir à l'assaut de la métapolitique. Nous tutoyons l'Univers, en quelque sorte. Punu
Dieu c'est un peu un gros trampoline cosmogonique au syncrétisme quasi caoutchouteux. Jim16
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vincponcet
* 13 Nov 09, 22:44
Message #11


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QUOTE (h16 @ 13 Nov 09, 21:25) *
Peut-être, mais (et c'est un truc vrai en tous lieux et en tous temps) les transitions, avec ou sans les libéraux, auront lieu quoi qu'on fasse. Et plus on se barre dans le mauvais sens (i.e. sociale démocrassie puis dictature à la Chavez), plus le retour de bâton sera violent et opposé.

Je ne dis pas le contraire, justement, il n' y a pas vraiment de transition libérale disponible sur le marché des idées, ceci étant il y a peu de chances que cela aille dans le sens du libéralisme.
En l'occurence, la france va de plus en plus vers le communisme. Et discuter de ce qu'il y aura après le communisme en france ne m'interresse peu.
Et puis, le retour de baton d'une dictature communiste, cela sera plutôt une dictature militaire et cela n'est pas forcément libéral.
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h16
* 14 Nov 09, 10:47
Message #12


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CITATION(vincponcet @ 13 Nov 09, 22:44) *
En l'occurence, la france va de plus en plus vers le communisme. Et discuter de ce qu'il y aura après le communisme en france ne m'interresse peu.
Et puis, le retour de baton d'une dictature communiste, cela sera plutôt une dictature militaire et cela n'est pas forcément libéral.

Au début, oui. De toute façon, y'a qu'à voir Chavy actuellement : au début, encensé par la foules et les crétins hydrocéphales boboïdes de France et de Navarre.
Deuxième étape : on nationalise tout ce qu'on peut, intervention massive, sabre rattling, rodomontades et moulinets.
Troisième étape : on commence à voir des pénuries.

A présent, pénuries sur à peu près tout y compris sur les ressources les plus importantes (le pétrole, bordel !), et, évidemment, militarisation de l'état qui se dirige vers une économie de guerre (cf le fil sur El Che dans Europe & Intl).

L'étape d'après, c'est soit la guerre civile, soit la guerre ouverte.

C'est après que ça devient intéressant et qu'une fenêtre d'opportunité se présente.

Notons que le parcours semble le même en Argentine, peu ou prou, avec les Kirchner.


--------------------
Depuis que Sarkozy est au pouvoir, il aura permis aux autres dirigeants de paraître plus grands, plus calmes, plus intelligents. C'est déjà beaucoup...
Ne mettez pas sur le compte de la méchanceté ce qui s'explique amplement par l'incompétence - Adage anglais.
La règle implicite de mes discussions avec melodius, c'est de délaisser les contingences et de partir à l'assaut de la métapolitique. Nous tutoyons l'Univers, en quelque sorte. Punu
Dieu c'est un peu un gros trampoline cosmogonique au syncrétisme quasi caoutchouteux. Jim16
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Adrian
* 14 Nov 09, 12:10
Message #13


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CITATION(h16 @ 14 Nov 09, 10:47) *
et, évidemment, militarisation de l'état qui se dirige vers une économie de guerre (cf le fil sur El Che dans Europe & Intl).

L'étape d'après, c'est soit la guerre civile, soit la guerre ouverte.


En effet...


http://desourcesure.com/dss/2009/11/chavez_se_prepare_a_la_guerre.php


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vincponcet
* 14 Nov 09, 12:24
Message #14


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QUOTE (h16 @ 14 Nov 09, 10:47) *
Au début, oui. De toute façon, y'a qu'à voir Chavy actuellement : au début, encensé par la foules et les crétins hydrocéphales boboïdes de France et de Navarre.
Deuxième étape : on nationalise tout ce qu'on peut, intervention massive, sabre rattling, rodomontades et moulinets.
Troisième étape : on commence à voir des pénuries.

A présent, pénuries sur à peu près tout y compris sur les ressources les plus importantes (le pétrole, bordel !), et, évidemment, militarisation de l'état qui se dirige vers une économie de guerre (cf le fil sur El Che dans Europe & Intl).

L'étape d'après, c'est soit la guerre civile, soit la guerre ouverte.

C'est après que ça devient intéressant et qu'une fenêtre d'opportunité se présente.

Notons que le parcours semble le même en Argentine, peu ou prou, avec les Kirchner.

Et le rapport avec les banques too big too fail ?
Envisager que le salut libérale passera par un communisme total puis une guerre civile n'est des plus réjouissant. Et puis, cela ne change pas grand chose au pb initial si il n'y a pas plus d'offre libérale sur le marché. Changements oui, mais si les libéraux ne proposent rien de praticable, et bien le changement ne sera pas forcément des plus libéral.
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Théo31
* 14 Nov 09, 13:08
Message #15


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CITATION(vincponcet @ 14 Nov 09, 12:24) *
si les libéraux ne proposent rien de praticable, et bien le changement ne sera pas forcément des plus libéral.

En effet, depuis l'exil ou depuis un camp, ce sera dur.


--------------------
- J'ai surtout envie de garder mes couilles.
- Pourquoi ? Qu'est-ce que tu veux en faire ?
(The Big Lebowski)
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h16
* 14 Nov 09, 18:46
Message #16


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CITATION(vincponcet @ 14 Nov 09, 12:24) *
Et le rapport avec les banques too big too fail ?

L'un est la conséquence de l'autre. Et c'est toi qui est allé sur ce terrain, me semble-t-il.

CITATION(vincponcet @ 14 Nov 09, 12:24) *
Envisager que le salut libérale passera par un communisme total puis une guerre civile n'est des plus réjouissant. Et puis, cela ne change pas grand chose au pb initial si il n'y a pas plus d'offre libérale sur le marché. Changements oui, mais si les libéraux ne proposent rien de praticable, et bien le changement ne sera pas forcément des plus libéral.

Ce que tu ne vois pas, c'est qu'une offre libérale ne peut être offerte que pendant un temps donné. Avant, c'est trop tôt et tout le monde s'en fiche, et après, c'est trop tard et plus personne n'écoute. Pour le cas de la France, par exemple, elle pouvait être proposée avec des réformes énergiques en 95/97, mais cette fenêtre d'opportunité est passée, et cela fait donc 12 ans que c'est f-i-n-i.

Ce à quoi nous assistons maintenant est une fuite en avant, avec une très grosse dose d'autruchisme.


--------------------
Depuis que Sarkozy est au pouvoir, il aura permis aux autres dirigeants de paraître plus grands, plus calmes, plus intelligents. C'est déjà beaucoup...
Ne mettez pas sur le compte de la méchanceté ce qui s'explique amplement par l'incompétence - Adage anglais.
La règle implicite de mes discussions avec melodius, c'est de délaisser les contingences et de partir à l'assaut de la métapolitique. Nous tutoyons l'Univers, en quelque sorte. Punu
Dieu c'est un peu un gros trampoline cosmogonique au syncrétisme quasi caoutchouteux. Jim16
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DiabloSwing
* 14 Nov 09, 19:07
Message #17


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Alors qu'il faudrait davantage d'autrichianisme. Hum...


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h16
* 14 Nov 09, 19:20
Message #18


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Depuis que Sarkozy est au pouvoir, il aura permis aux autres dirigeants de paraître plus grands, plus calmes, plus intelligents. C'est déjà beaucoup...
Ne mettez pas sur le compte de la méchanceté ce qui s'explique amplement par l'incompétence - Adage anglais.
La règle implicite de mes discussions avec melodius, c'est de délaisser les contingences et de partir à l'assaut de la métapolitique. Nous tutoyons l'Univers, en quelque sorte. Punu
Dieu c'est un peu un gros trampoline cosmogonique au syncrétisme quasi caoutchouteux. Jim16
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Théo31
* 14 Nov 09, 19:44
Message #19


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CITATION(h16 @ 14 Nov 09, 18:46) *
Ce à quoi nous assistons maintenant est une fuite en avant, avec une très grosse dose d'autruchisme.

Avec un méga obus dettes + Sécu + retraites qui va faire très très mal aux miches de l'autruche socialiste. Le problème de l'autruche socialiste, c'est qu'elle est comme Chavez : elle est la seule responsable de la situation mais comme elle ne veut pas voir que c'est son système qui est fondamentalement mauvais, elle accusera une fois de plus les ultra très méchants libéraux de tous les maux pour se défausser. Et ce sera ainsi à chaque nouvelle crise.


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- J'ai surtout envie de garder mes couilles.
- Pourquoi ? Qu'est-ce que tu veux en faire ?
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vincponcet
* 14 Nov 09, 20:06
Message #20


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QUOTE (Théo31 @ 14 Nov 09, 19:44) *
Avec un méga obus dettes + Sécu + retraites qui va faire très très mal aux miches de l'autruche socialiste. Le problème de l'autruche socialiste, c'est qu'elle est comme Chavez : elle est la seule responsable de la situation mais comme elle ne veut pas voir que c'est son système qui est fondamentalement mauvais, elle accusera une fois de plus les ultra très méchants libéraux de tous les maux pour se défausser. Et ce sera ainsi à chaque nouvelle crise.

Tout à fait, et ce n'est pas avec un "ilfôprivatizé" que l'on va vendre notre soupe.

QUOTE (h16 @ 14 Nov 09, 18:46) *
L'un est la conséquence de l'autre. Et c'est toi qui est allé sur ce terrain, me semble-t-il.

Non, c'est toi qui a introduit Chavez dans le sujet.

QUOTE (h16 @ 14 Nov 09, 18:46) *
Ce que tu ne vois pas, c'est qu'une offre libérale ne peut être offerte que pendant un temps donné. Avant, c'est trop tôt et tout le monde s'en fiche, et après, c'est trop tard et plus personne n'écoute. Pour le cas de la France, par exemple, elle pouvait être proposée avec des réformes énergiques en 95/97, mais cette fenêtre d'opportunité est passée, et cela fait donc 12 ans que c'est f-i-n-i.

Ce à quoi nous assistons maintenant est une fuite en avant, avec une très grosse dose d'autruchisme.

Ce que tu ne vois pas, c'est que fenêtre ou pas, il n'y a pas grand chose à proposer de notre côté à part des slogans en fait. Il n'y a pas grand chose de concret.
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