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13 Mar 06, 01:20
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#1
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![]() Clerc Groupe: Habitué Messages: 5 351 Inscrit: 21/01/06 Lieu : Paris Membre No.: 735 Tendance: Libéral classique Ma référence: John Locke |
La question que je vous pose est celle-ci : est- on propriétaire de son identité ? Que l’on soit une personne physique ou morale.
Par exemple imaginons que quelqu’un vende une boisson frelatée qu’il fait passer pour du coca-cola, et que ce qui la boive tombe malade. Evidemment les malades peuvent se retourner contre le vendeur. Mais quid de Coca ? Par exemple si cette affaire lui a fait perdre des parts de marché ? Le fait de ne pas acheter du coca n’étant pas contraire à la Justice, le marchand de faux coca ne peut pas être poursuivi à cause de sa responsabilité dans ces méventes. Mais peut il l’être, par Coca, en tant que "voleur" de l’indenté "Coca-Cola", à hauteur des dommages qu’a causé ce vol ? De la même façon un faux monnayeur peut-il être poursuivi non seulement par celui à qui il a fourni les faux billets en les faisant passer pour vrai, mais aussi par l’émetteur des faux billets ? Evidemment c’est plus ou moins une question de droit des marques, mais on peut aussi appliquer ce raisonnement à des particuliers. On se fait passer pour Monsieur X, pas forcément pour faire quelque chose d’illégal (par exemple faire un éloge de Karl Marx), est ce que celui-ci peux se retourner contre l’usurpateur en tant que vol d’identité ? A t’il le droit de le faire uniquement si on s’est servi de son identité pour faire une chose illégal (au sens libéral s’entend) ? N’a-t-il aucun droit de le faire dans aucun cas ? -------------------- Juris praecepta sunt haec : honeste vivere, alterum non laedere, suum cuique tribuere.
Jure enim naturali ab initio omnes homines liberi nascebantur. Nulla injuria est, quae in volentem fiat. Domus tutissimum cuique refugium atque receptaculum sit. Digna vox majestate regnantis legibus alligatum se principem profiteri: adeo de auctoritate juris nostra pendet auctoritas. Corpus juris civilis |
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13 Mar 06, 01:44
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#2
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Plumitif Groupe: Utilisateur Messages: 537 Inscrit: 18/11/04 Lieu : Paris Membre No.: 23 Ma référence: Rand Tendance: Anarcap |
La question que je vous pose est celle-ci : est- on propriétaire de son identité ? Que l’on soit une personne physique ou morale. L'identité est une information qui sert à différencier des choses ou des personnes. En tant qu'information, on ne peut pas se l'approprier, c'est à dire limiter l'usage qu'en font les autres. Cependant il existe des cas où l'usurpation d'identité constitue une tromperie : c'est le cas lorsqu'une personne vend une boisson (frelatée ou non) en la faisant passer pour du Coca Cola. La victime est l'acheteur de la boisson, qui croyait se voir offrir un produit fabriqué par une entreprise bien déterminée. Concernant le faux monnayeur, seule la personne à qui il a fourni de faux billets est à considérer comme victime : la transaction réelle n'est pas celle sur laquelle portait l'accord entre les échangeurs (au lieu de donner un billet ayant une valeur, il le fraudeur a fourni un simple bout de papier). L'émetteur de la monnaie lui même n'a subi aucune perte du fait de l'escroquerie. Dans tous les cas, si de tels évènements se produisent, les entreprises dont on a usurpé l'image peuvent intervenir en assistant les victimes réelles lors des procès, afin de décourager les fraudeurs. Concernant le cas du particulier, il faut voir comment l'usurpation a effectivement lieu : c'est très différent si l'usurpateur se fait passer pour un autre au téléphone et s'il fabrique de faux papiers et les utilise pour vider un compte bancaire. -------------------- Le Réseau Libéral : les dernières nouvelles de plus de 80 sites libéraux en continu.
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| anonyme_(=S=)_* |
13 Mar 06, 08:39
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#3
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C'est marrant, je me suis posé la question hier, en passant devant la pub d'un célèbre vendeur de lunettes ayant pour égérie un célèbre rockeur
La personne qui m'accompagnait était peruadée qu'il s'agissait d'un sosie et que le dit chanteur abandonné avait ou pourrait porter plainte. Mais peut-on porter plainte contre quelqu'un qui vous ressemble et vous imite ? Est-ce la faute du sosie d'avoir la geule de l'autre et peut-on lui interdire de se coiffer pareil, et peut-on lui interdire de poser pour des pubs ? Si la star peut légitimement rester maître de son image, la gueule de l'autre ne lui appartient pas, même si l'autre le phagocyte... |
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13 Mar 06, 09:36
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#4
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![]() Capitaine Blâme Groupe: Administrateur Messages: 29 635 Inscrit: 28/06/05 Lieu : libéraux.org Membre No.: 451 Ma référence: Bastiat Tendance: Anarcap Ma référence: Achille Talon |
C'est marrant, je me suis posé la question hier, en passant devant la pub d'un célèbre vendeur de lunettes ayant pour égérie un célèbre rockeur La personne qui m'accompagnait était peruadée qu'il s'agissait d'un sosie et que le dit chanteur abandonné avait ou pourrait porter plainte. Mais peut-on porter plainte contre quelqu'un qui vous ressemble et vous imite ? Est-ce la faute du sosie d'avoir la geule de l'autre et peut-on lui interdire de se coiffer pareil, et peut-on lui interdire de poser pour des pubs ? Si la star peut légitimement rester maître de son image, la gueule de l'autre ne lui appartient pas, même si l'autre le phagocyte... D'un autre côté, à la limite, je pense que le sosie devrait porter plainte : avoir un original aussi con, c'est préjudiciable, non ? -------------------- Depuis que Sarkozy est au pouvoir, il aura permis aux autres dirigeants de paraître plus grands, plus calmes, plus intelligents. C'est déjà beaucoup.
La raison pour laquelle le gouvernement a choisi l’avalanche de taxes plutôt que l’explosion des impôts c'est qu'une explosion laisse toujours des victimes qui couinent fort, alors que l’avalanche étouffe tout le monde dans un silence sépulcral. Dieu c'est un peu un gros trampoline cosmogonique au syncrétisme quasi caoutchouteux. (Jim16) hashtable |
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13 Mar 06, 11:38
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#5
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![]() Docteur ès lettres Groupe: Habitué Messages: 19 772 Inscrit: 5/11/04 Lieu : Paris Paris Membre No.: 4 Tendance: Anarcap Ma référence: Jack Bauer |
Pour l'aspect personne morale, melodius te répondra de manière très intéressante à mon avis, n'hésite pas à lui mettre un MP pour le solliciter sur ce fil.
-------------------- Mes articles sur Contrepoints.
Mon blog perso, Mondo Dingo. Un blog sur le foot ou j'écris. -------------- Toi c'est par aigreur envers l'homme blanc esclavagiste, colonialiste qui - au fond - désir inconsciemment exterminer des millions de gens. ernest, parlant de Chitah, le 25 mars 2010. |
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13 Mar 06, 12:12
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#6
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![]() Scribe Groupe: Habitué Messages: 8 146 Inscrit: 13/11/04 Lieu : Soissons Membre No.: 12 Ma référence: Bastiat Tendance: Minarchiste |
Concernant le faux monnayeur, seule la personne à qui il a fourni de faux billets est à considérer comme victime : la transaction réelle n'est pas celle sur laquelle portait l'accord entre les échangeurs (au lieu de donner un billet ayant une valeur, il le fraudeur a fourni un simple bout de papier). L'émetteur de la monnaie lui même n'a subi aucune perte du fait de l'escroquerie. Bien sûr que si. Si je fais un chèque à ton nom, avec une fausse signature, tu n'as subi aucune perte ? Faut arrêter le formalisme libertarien à la mors-moi-le-noeud, usurper l'identité de quelqu'un doit être condamné et que la personne dont on a usurpé l'identité est victime tout autant que la personne qui s'est fait duper. Vous pouvez appeler ça propriété sur l'identité ou ce que vous voulez, je m'en fout du moment que l'usurpation d'identité est interdite et que je peux porter plainte si on essaye de se faire passer pour moi. -------------------- Et cependant, comme ce mot sacré a encore la puissance de faire palpiter les cœurs, on dépouille la Liberté de son prestige en lui arrachant son nom ; et c'est sous le nom de concurrence que la triste victime est conduite à l'autel, aux applaudissements de la foule tendant ses bras aux liens de la servitude.
Frédéric Bastiat. |
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13 Mar 06, 12:15
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#7
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![]() Philosophe Groupe: Utilisateur Messages: 40 850 Inscrit: 5/11/04 Membre No.: 6 Ma référence: Montalembert |
Bien sûr que si. Si je fais un chèque à ton nom, avec une fausse signature, tu n'as subi aucune perte ? Faut arrêter le formalisme libertarien à la mors-moi-le-noeud, usurper l'identité de quelqu'un doit être condamné et que la personne dont on a usurpé l'identité est victime tout autant que la personne qui s'est fait duper. Vous pouvez appeler ça propriété sur l'identité ou ce que vous voulez, je m'en fout du moment que l'usurpation d'identité est interdite et que je peux porter plainte si on essaye de se faire passer pour moi. Heu, je crois que tu trouveras beaucoup de libertariens qui seront d'accord avec toi pour dire que l'usurpation d'identié est un délit. C'est évidemment de l'escroquerie, cela tombe sous le sens. |
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13 Mar 06, 12:32
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#8
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![]() Scribe Groupe: Habitué Messages: 8 146 Inscrit: 13/11/04 Lieu : Soissons Membre No.: 12 Ma référence: Bastiat Tendance: Minarchiste |
Heu, je crois que tu trouveras beaucoup de libertariens qui seront d'accord avec toi pour dire que l'usurpation d'identié est un délit. Je n'en doute pas, mais il s'en trouve aussi une bonne quantité pour se lancer dans des considérations alambiquées sur le droit de propriété pour conclure que si on usurpe mon identité, je n'ai aucun droit à faire cesser ça car ce n'est pas moi la "victime". -------------------- Et cependant, comme ce mot sacré a encore la puissance de faire palpiter les cœurs, on dépouille la Liberté de son prestige en lui arrachant son nom ; et c'est sous le nom de concurrence que la triste victime est conduite à l'autel, aux applaudissements de la foule tendant ses bras aux liens de la servitude.
Frédéric Bastiat. |
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13 Mar 06, 12:35
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#9
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Plumitif Groupe: Utilisateur Messages: 537 Inscrit: 18/11/04 Lieu : Paris Membre No.: 23 Ma référence: Rand Tendance: Anarcap |
Bien sûr que si. Si je fais un chèque à ton nom, avec une fausse signature, tu n'as subi aucune perte ? Tu es sûr que c'est un cas tout à fait identique à l'utilisation de faux billets de banque ? Si tu fais un chèque à mon nom, bien sûr que je suis parmi les victimes puisque mon compte est débité. Tant que la banque n'a pas converti les billets (en or, le cas échéant), elle n'accuse pas de pertes, si ce n'est une dégradation de son image tout à fait méritée puisque dans les faits, les billets qu'elle émet peuvent être contrefaits. CITATION Faut arrêter le formalisme libertarien à la mors-moi-le-noeud, usurper l'identité de quelqu'un doit être condamné et que la personne dont on a usurpé l'identité est victime tout autant que la personne qui s'est fait duper. Quelle condamnation veux-tu faire appliquer ? Je me fais passer pour toi au téléphone : combien dois-je payer ? combien de temps en prison ? Je trouve l'usurpation d'identité moralement condamnable, mais pour accepter que l'on puisse la réprimer, en dehors de tout détournement de droits de propriété, je voudrais savoir quel est le préjudice et comment on peut l'évaluer objectivement. -------------------- Le Réseau Libéral : les dernières nouvelles de plus de 80 sites libéraux en continu.
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13 Mar 06, 12:50
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#10
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![]() Philosophe Groupe: Utilisateur Messages: 40 850 Inscrit: 5/11/04 Membre No.: 6 Ma référence: Montalembert |
Je n'en doute pas, mais il s'en trouve aussi une bonne quantité pour se lancer dans des considérations alambiquées sur le droit de propriété pour conclure que si on usurpe mon identité, je n'ai aucun droit à faire cesser ça car ce n'est pas moi la "victime". Oui, ce genre d'acrobatie résulte de la tentative de résumer le Droit à un propriétarisme intégral. Ce qui n'est guère réaliste et représente une compréhension à tout le moins hâtive du jusnaturalisme. |
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13 Mar 06, 13:10
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#11
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![]() Littérateur Groupe: Utilisateur Messages: 1 186 Inscrit: 30/01/05 Lieu : Luxembourg Membre No.: 219 Ma référence: Bastiat Tendance: Libéral classique Ma référence: René Descartes |
Je suis heureux de voir que la contrefaçon est bien un délit chez les libertarien. De même que l'usurpation.
Des fils précédents m'avaient pourtant clairement fait comprendre que les contrefacteurs n'avaient pas de responsabilités vis à vis des fabricants et des clients dupés. -------------------- Considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements !
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. DDHC (1793) 1ère république - Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. |
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13 Mar 06, 13:14
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#12
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![]() Erudit Groupe: Membre Actif Messages: 12 531 Inscrit: 28/02/05 Lieu : Lyon - Toulon - Massy TGV Membre No.: 253 Ma référence: Bastiat Tendance: Minarchiste |
Je suis heureux de voir que la contrefaçon est bien un délit chez les libertarien. De même que l'usurpation. La contrefaçon et l'usurpation d'identité sont deux choses différentes. La preuve en est que beaucoup d'acheteurs (la plupart?) de produits contrefaits savent très bien que ce sont des imitations.
Des fils précédents m'avaient pourtant clairement fait comprendre que les contrefacteurs n'avaient pas de responsabilités vis à vis des fabricants et des clients dupés. -------------------- "To have once been a criminal is no disgrace. To remain a criminal is the disgrace." - Malcolm X
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13 Mar 06, 13:57
Message
#13
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![]() Scribe Groupe: Habitué Messages: 8 146 Inscrit: 13/11/04 Lieu : Soissons Membre No.: 12 Ma référence: Bastiat Tendance: Minarchiste |
Tu es sûr que c'est un cas tout à fait identique à l'utilisation de faux billets de banque ? Si tu fais un chèque à mon nom, bien sûr que je suis parmi les victimes puisque mon compte est débité. Tant que la banque n'a pas converti les billets (en or, le cas échéant), elle n'accuse pas de pertes, si ce n'est une dégradation de son image tout à fait méritée puisque dans les faits, les billets qu'elle émet peuvent être contrefaits. Un chèque et un billet, c'est la même chose à ceci près que le bénéficiaire d'un billet est le porteur alors qu'il est mentionné sur un chèque. CITATION Quelle condamnation veux-tu faire appliquer ? Je me fais passer pour toi au téléphone : combien dois-je payer ? combien de temps en prison ? Je n'en ai aucune idée, et je m'en tape pourvu que ça soit assez pour te dissuader de le faire. CITATION Je trouve l'usurpation d'identité moralement condamnable, mais pour accepter que l'on puisse la réprimer, en dehors de tout détournement de droits de propriété, je voudrais savoir quel est le préjudice et comment on peut l'évaluer objectivement. Et si je viens chez toi, que je fouille dans ton journal intime et que j'en publie le contenu, tu peux me dire comment évaluer "objectivement" le préjudice subi ? -------------------- Et cependant, comme ce mot sacré a encore la puissance de faire palpiter les cœurs, on dépouille la Liberté de son prestige en lui arrachant son nom ; et c'est sous le nom de concurrence que la triste victime est conduite à l'autel, aux applaudissements de la foule tendant ses bras aux liens de la servitude.
Frédéric Bastiat. |
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13 Mar 06, 14:03
Message
#14
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![]() Pisse-bleu Groupe: Utilisateur Messages: 214 Inscrit: 21/01/06 Membre No.: 733 Ma référence: Hayek |
Oui, ce genre d'acrobatie résulte de la tentative de résumer le Droit à un propriétarisme intégral. Ce qui n'est guère réaliste et représente une compréhension à tout le moins hâtive du jusnaturalisme. Si on ne résume pas le Droit à un propriétarisme intégral, je me demande alors comment on le définit. L'immense avantage du propriétarisme est d'éliminer de fait l'ensemble des faux droits (droit au logement, droit au travail ...). Pourriez-vous donner des exemples de droits naturels qui ne sont pas des droits de propriété ou qui n'en découlent pas ? Est-ce là la nuance que vous voulez apporter ? Par exemple, la propriété inconditionnelle de sa personne semble impliquer la propriété de son identité sans faute logique, mais alors le droit de propriété reste premier et inconditionnel. Pensez-vous qu'il est possible de maintenir cet axiome tout en élargissant la sphère des droits naturels ? J'y vois pour ma part une difficulté. Le risque de ne pas pas réduire le Droit aux droits de propriétés est de spécifier des critères générateurs de faux droits. J'aimerais vraiment comprendre les critères que vous avez en tête. Et si je viens chez toi, que je fouille dans ton journal intime et que j'en publie le contenu, tu peux me dire comment évaluer "objectivement" le préjudice subi ? A partir du moment où l'évaluation revient à la victime, je ne crois pas qu'il y ait de problème. Si l'on ne peut parler d'évaluation objective stricto sensu, il est clair que la victime est quoi qu'il en soit capable d'évaluer la valeur du préjudice : même si la réparation est difficile, le dédommagement est tout à fait faisable. |
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13 Mar 06, 14:05
Message
#15
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Plumitif Groupe: Utilisateur Messages: 537 Inscrit: 18/11/04 Lieu : Paris Membre No.: 23 Ma référence: Rand Tendance: Anarcap |
Un chèque et un billet, c'est la même chose à ceci près que le bénéficiaire d'un billet est le porteur alors qu'il est mentionné sur un chèque. Dans le cas du chèque, il y a un compte sur lequel manque une somme d'argent. Dans le cas du faux billet, il ne manque d'argent nulle part (celui qui les as acceptés a seulement été trompé sur la nature des biens échangés). CITATION Et si je viens chez toi, que je fouille dans ton journal intime et que j'en publie le contenu, tu peux me dire comment évaluer "objectivement" le préjudice subi ? Bonne question, je vais y réfléchir. -------------------- Le Réseau Libéral : les dernières nouvelles de plus de 80 sites libéraux en continu.
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13 Mar 06, 14:10
Message
#16
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![]() Docteur ès lettres Groupe: Habitué Messages: 19 772 Inscrit: 5/11/04 Lieu : Paris Paris Membre No.: 4 Tendance: Anarcap Ma référence: Jack Bauer |
Je suis heureux de voir que la contrefaçon est bien un délit chez les libertarien. De même que l'usurpation. Des fils précédents m'avaient pourtant clairement fait comprendre que les contrefacteurs n'avaient pas de responsabilités vis à vis des fabricants et des clients dupés. -------------------- Mes articles sur Contrepoints.
Mon blog perso, Mondo Dingo. Un blog sur le foot ou j'écris. -------------- Toi c'est par aigreur envers l'homme blanc esclavagiste, colonialiste qui - au fond - désir inconsciemment exterminer des millions de gens. ernest, parlant de Chitah, le 25 mars 2010. |
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13 Mar 06, 14:31
Message
#17
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![]() Scribe Groupe: Habitué Messages: 8 146 Inscrit: 13/11/04 Lieu : Soissons Membre No.: 12 Ma référence: Bastiat Tendance: Minarchiste |
Dans le cas du chèque, il y a un compte sur lequel manque une somme d'argent. Dans le cas du faux billet, il ne manque d'argent nulle part (celui qui les as acceptés a seulement été trompé sur la nature des biens échangés). Un billet c'est (au choix voir un fil récent) un titre de propriété ou une reconnaissance de dette. Si tu me présentes un faux titre de propriété et qu'en échange je te donne de l'or, ça s'appelle un vol, à quel moment il va se concrêtiser (i.e. sortie de l'or des caisses de la banque), ça n'a pas d'importance. Si tu fais à ma place une reconnaissance de dette, c'est un vol aussi. -------------------- Et cependant, comme ce mot sacré a encore la puissance de faire palpiter les cœurs, on dépouille la Liberté de son prestige en lui arrachant son nom ; et c'est sous le nom de concurrence que la triste victime est conduite à l'autel, aux applaudissements de la foule tendant ses bras aux liens de la servitude.
Frédéric Bastiat. |
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13 Mar 06, 15:31
Message
#18
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![]() Philosophe Groupe: Utilisateur Messages: 40 850 Inscrit: 5/11/04 Membre No.: 6 Ma référence: Montalembert |
CITATION("Cédric") Pourriez-vous donner des exemples de droits naturels qui ne sont pas des droits de propriété ou qui n'en découlent pas ? Volontiers: le droit à la vie (traduit par la très platonicienne et tout aussi fausse expression: "droit de propriété sur son propre corps" pour les besoins de la cause anarcapienne |
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13 Mar 06, 16:29
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#19
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![]() Pisse-bleu Groupe: Utilisateur Messages: 214 Inscrit: 21/01/06 Membre No.: 733 Ma référence: Hayek |
Volontiers: le droit à la vie (traduit par la très platonicienne et tout aussi fausse expression: "droit de propriété sur son propre corps" pour les besoins de la cause anarcapienne Croyez-vous que "droit de propriété sur son propre corps" ne soit qu'une commodité de langage ? Je crois qu'il s'agit bien d'un droit de propriété : il me semble que c'est ce qui fonde la peine de mort comme peine proportionnelle. Je ne vois pas de problème logique à ce que ce soit un droit de propriété qui fonde l'ensemble des droits de propriété : il peut être premier mais je ne crois pas qu'il soit logiquement nécessaire qu'il soit pour cela fondamental, c'est-à-dire d'ordre différent. Je pense que c'est en postulant ce type de principe en quelque sorte extérieur au système des droits de propriété qu'on se trouve contraint à relativiser les droits de propriété : je sais que ce n'est pas ce que voulez dire, mais c'est sur ce genre de contorsions que repose la théorie des "biens premiers" de Rawls, qui tend à relativiser les droits de propriété par rapport à ces biens fondamentaux postulées de manière dogmatique (bien qu'il s'en défende). Je crois qu'il n'y a pas de circularité là-dedans, mais j'avoue que j'aurais du mal à le démontrer. |
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13 Mar 06, 16:34
Message
#20
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![]() Playboy aristocratique Groupe: Animateur Messages: 6 750 Inscrit: 4/12/04 Lieu : 78 & 94 Membre No.: 109 Ma référence: Hayek Tendance: Libéral classique Ma référence: Arendt & Tocqueville |
Si on ne résume pas le Droit à un propriétarisme intégral, je me demande alors comment on le définit. L'immense avantage du propriétarisme est d'éliminer de fait l'ensemble des faux droits (droit au logement, droit au travail ...). Pourriez-vous donner des exemples de droits naturels qui ne sont pas des droits de propriété ou qui n'en découlent pas ? Est-ce là la nuance que vous voulez apporter ? Par exemple, la propriété inconditionnelle de sa personne semble impliquer la propriété de son identité sans faute logique, mais alors le droit de propriété reste premier et inconditionnel. Pensez-vous qu'il est possible de maintenir cet axiome tout en élargissant la sphère des droits naturels ? J'y vois pour ma part une difficulté. C'est un sujet qui ne fait pas unanimité parmi les libertariens, et dont il a été à plusieures reprises débattu. 1°/ Parler de propriété du corps - concept lockien, me semble-t-il - reléve d'un dualisme (platonicien) pas très convaincant : je (sujet) ne suis pas propriétaire de mon corps (objet), mais je (sujet) SUIS mon corps (plus d'autres choses, certes.) Il n'y a pas de distance ni de discontinuité entre moi et mon corps. Pas plus d'ailleurs que je ne possède la liberté d'expression parce que je dispose de cordes vocales ou de mains. 2°/ Grotius évoque avant Locke, comme droit naturel inaliénable et premier, non pas la propriété, mais "le droit de se préserver soi-même", donc un droit à la vie, qui est de se protéger contre les attaques d'autrui - qui, d'ailleurs, est bien plus utile pour justifier la légitimité de la légitime défense qu'une autre thèorie (libertarienne) de la peine. 3°/ Tu prétends qu'il n'y a pas de faute logique à faire découler la propriété de son identité de la propriété inconditionnelle de sa personne, quant à moi, il me semble que ce n'est pas rigoureux pour un sou - même pas question de formalisme ici. Pour qu'il y ait propriété, il faut la définir, et elle ne se définit pas sans référent : à mes yeux, le référent "identité" ne renvoie à rien de concret, comment pourrait-on appliquer le fructus, usus, abusus à l'identité. Personnellement, je vois assez mal. Pareto a d'ailleurs montré que le problème de beaucoup de théoriciens du droit naturel était de faire glisser le sens des mots (dont "naturel") dans leurs soient-disant démonstrations. Ici, tu fonctionnes sur des homonymes, qui n'ont pas grand chose en commun. 4°/ Pour finir, le rôle du droit, c'est de délimiter ce que chacun peut légitimement faire pour que la vie pacifique en société soit possible - "la plus grande liberté possible" (Kant) -, et il y a un gros problème relatif au "maximalisme" propriétariste, qui n'arrive justement pas avec son formalisme à formuler des énoncés cohérents et sensés (voir l'exemple de David Friedman à propos de la lumière et du laser sur la porte de maison et de la "violation de propriété" que cela entraine). Disons que, dans tous les cas, la propriété comme origine du droit naturel ou comme unique concept à manipuler, c'est très insuffisant - bien que ça soit nécessaire par ailleurs. -------------------- |
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Version bas débit | Nous sommes le : 2 September 2010 - 22:06 |